A la découverte du Québec (ppt)

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Hymne national du Canada (Le site)





O Canada!
O Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!

Car ton bras sait porter l'épée,
Il sait porter la croix!

Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.

Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits.

Protégera nos foyers et nos droits.

Clip -Celine Dion (2)

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Il y a, au Canada, autant d'anglophones qu'on trouve de Tchèques en Tchécoslovaquie: 18 millions d'habitants. Les francophones, pour leur part, sont aussi nombreux que les Danois chez eux: 6 millions de citoyens, dont la vaste majorité est concentrée au Québec.

Le Canada, fondé par la France, conquis par l'Angelterre, fut une colonie, puis un dominion avant d'acquérir sa complète indépendance avec le rapatriement de la Constitution le 29 mars 1982.

Dupays, Jean (1988): Abécédaire québécois. Montréal: Boréal, p. 17.


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Canada
L'origine et la signification du mot viendrait du mot kana-ta qui signifie village dans la langue huronne-iroquoise. Cartier, en ramenant deux jeunes indiens de France lors de son voyage en 1535, les entend parler de kana-ta et croit que le terme désigne le pays tout entier. Pourtant les deux indiens se réfèrent au village de Stadacona, soumis au chef indien Donnacona, site actuel de la ville de Québec. Le nom de Canada devient alors synonyme de la Nouvelle-France.



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CARTIER (Jacques)

Rivière Jacques-Cartier, parc national de la Jacques-Cartier. Avec l'aimable autorisation (05.06-2015) de  Smart Lolita Magazine Féminin

© Copyright, tous droits réservés, avec l'aimable autorisation de Patrick Matte, Photographe
© Copyright, tous droits réservés, avec l'aimable autorisation de Patrck Matte, Photographe.








Explorateur français, Jacques Cartier dirige trois voyages d'exploration dans la région du Saint-Laurent. En 1534 il est chargé par le roi de France François I d'aller explorer des terres, où l'on pensait découvrir de l'or et un passage vers l'Asie. Dix ans après Giovanni da Verrazano, il aborde Gaspé le 24 juillet 1534  et prend possession d'un territoire habité depuis des millénaires par les Amérindiens et les Inuits. Lors de son deuxième voyage (1535-1536), il remonte le cours du Fleuve Saint-Laurent jusqu'à Hochelaga, futur site de Montréal, où il lit l'Évangile aux Autochtones. En 1541, il retourne au Canada et fonde à l'embouchure de la rivière de Cap Rouge une habitation qu'il nomma Charlesbourg Royal, premier établissement français en sol américain. Malgré ses tentatives pour fonder un établissement français au Canada, il faudra attendre une décennie pour voir un tel rapprochement. La France trouvait en effet l'aventure trop incertaine.       
Si Jacques Cartier n'a  pas découvert le Canada au sens strict du terme, puisqu'il s'est contenté de parcourir la vallée du Saint-Laurent, il a tout de même posé les bases de la cartographie canadienne, a découvert ce grand axe fluvial qu'est le Saint-Laurent et a également trouvé un nom pour cette terre nouvelle, le Canada.


Liens: (2), (6)   
Cartier (1534) Itinéraire (1), Cartier (1535-1536) Itinéraire (2)
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations (Itinéraire 3)
6 documents électroniques sur les voyages de Jacques Cartier sont disponibles à la Bibliothèque nationale de France
cf. aussi notre dossier word

  1. Quand a lieu la première mission de Cartier et quel est son but ?
  2. Pourquoi lors de son deuxième voyage Cartier lit-il l'Evangile aux autochtones ?
  3. Pour les Français, dans quel but cette démarche s'inscrit-elle ?
  4. Cartier était-il bien soutenu par le roi de France ?
  5. Quels sont les apports de Cartier dans la connaissance du Canada ?
 
  • Huchon, Mireille (2007) : Le français au temps de Jacques Cartier. Tangence éditeur.
  • Jacob, Yves (2000): Jacques Cartier. Saint-Malo: L'ancre de marine.
  • Hue, Bernard (1979): Jacques Cartier de Saint-Malo aux Rapides de la Chine. Armine-Ediculture.

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La première expédition coloniale française débute au XVIème siècle à l'époque de François Ier qui conteste Le Traité de Tordesillas et ainsi le partage du monde entre les Portugais et les Espagnols. Jacques Cartier présente au roi en 1532 un projet pour découvrir un passage entre le Nouveau Monde et l’Asie, par le Nord-Ouest.  Le 24 Juillet 1534, Jacques Cartier plante une croix de trente pieds sur le sol américain et fait de la baie de Gaspé une terre de la Couronne de France. L’expédition comptait 61 hommes. Les marins rencontrent deux iroquois qu’ils amènent en France pour le ramener dans le Nouveau Monde lors de la deuxième expédition de 1535.


Comment les nôtres plantèrent une grande croix sur la pointe de l'entrée dudit havre, et comment est venu le capitaine de ces sauvages1 et comment après une grande harangue, il fut apaisé par notre capitaine, et resta content que deux de ses fils allassent avec lui.

Le vingt-quatrième jour dudit mois2, nous fîmes faire une croix de trente pieds de haut, qui fut faite devant plusieurs d'entre eux, sur la pointe de l'entrée dudit havre (Gaspé), sous le croisillon3 de laquelle mîmes un écusson en bosse, à trois fleurs de lys, et au-dessus, un écriteau en bois, engravé en grosses lettres de formes4, où il y avait, VIVE LE ROI DE FRANCE. Et cette croix, la plantâmes sur ladite pointe devant eux, lesquels regardaient faire et planter. Et après qu'elle fût élevée en l'air nous mîmes tous à genoux, les mains jointes, en adorant celle-ci devant eux, et leur fîmes signe, regardant et leur montrant le ciel, que par celle-ci était notre rédemption, devant quoi ils firent plusieurs signes d'admiration, en tournant et regardant cette croix.

Étant retournés en nos navires, vint le capitaine, vêtu d'une vieille peau d'ours noir, dans une barque, avec trois de ses fils et son frère, lesquels n'approchèrent pas aussi près du bord comme ils avaient coutume, et il nous fit une grande harangue, nous montrant ladite croix, et faisant le signe de la croix avec deux doigts; et puis il nous montrait la terre, tout à l'entour de nous, comme s'il eût voulu dire, que toute la terre était à lui, que nous ne devions pas planter ladite croix sans sa permission. Et après qu'il eût fini sadite harangue, nous lui montrâmes une hache, feignant de la lui bailler5 pour sa peau. À ceci il acquiesça et peu à peu s'approcha du bord de notre navire, croyant avoir ladite hache. Et l'un de nos gens, étant dans notre bateau, mit la main sur sadite barque, et incontinent6 il en entra deux ou trois dans leur barque et on les fit entrer dans notre navire, de quoi ils furent bien étonnés. Et étant entrés ils furent assurés par le capitaine qu'ils n'auraient nul mal, en leur démontrant grands signes d'amour; et on les fit boire et manger, et faire grande chère. Et puis leur montrâmes par signes, que ladite croix avait été plantée comme borne et balise pour entrer dans le havre; et que nous y retournerions bientôt, et leur apporterions des articles de fer et autres choses; et que nous voulions amener deux de ses fils avec nous, et puis les rapporterions audit havre. Et accoutrâmes sesdits fils de deux chemises, et en livrées, et de bonnets rouges, et à chacun, sa chaînette de laiton au col. De quoi se contentèrent fort, et donnèrent leurs vieux haillons à ceux qui retournaient. Et puis donnâmes aux trois que nous renvoyâmes, à chacun sa hachette et des couteaux, dont ils furent très joyeux. Et eux, étant retournés à terre, dirent les nouvelles aux autres. Vers midi environ de ce jour, retournèrent six barques à bord, où y avait dans chacune cinq ou six hommes, lesquels venaient pour dire adieu aux deux que nous avions retenus; et leur apportèrent du poisson. Et nous firent signe qu'ils n'abattraient par ladite croix, en nous faisant plusieurs harangues que nous ne comprenions pas.


1. À l'origine, le mot n'était pas péjoratif.
Sauvage signifiait : «qui vit en liberté dans la nature».
2. Le 24 juin 1534
3. Traverse d'une croix
4. Caractères gothiques
5. Donner
6. Sur le champ

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CHAMPLAIN (Samuel de)

Cf. Carte interactive
Déjà en 1602, Henri IV accorde à Samuel de Champlain (1570-1635) le titre de géographe royal. Explorateur, Samuel de Champlain est envoyé en 1603 en Nouvelle-France pour y étudier les voies fluviales et y trouver un site pour fonder un établissement français permanent. L'objectif premier est la mise en place d'un comptoir de traite où on échangerait des biens contre les fourrures des Amérindiens. L'objectif est à moyen terme la colonisation. Lors de son troisième voyage Champlain s'établit au pied du cap Diamant, à « Québec », lieu avantageux d'un point de vue économique, agricole et géographique. Dès 1609, sur rapport de Champlain, Henri IV donne à la colonie le nom de Nouvelle-France dont Champlain devient le lieutenant gouverneur en 1612. Accompagné de 27 hommes, Champlain entreprend la construction de bâtisses, entourées par des palissades. L'hiver ne les épargne pas: froid, maladie (en particulier le scorbut), attaque des Iroquois, etc. Il ne reste que quelques survivants au printemps. Cette première tentative de colonisation est un échec.

Après cette tentative de Champlain, il faudra en fait attendre de nombreuses années avant que Québec ne se développe. Le premier habitant, Louis Hébert, n'arrivera en effet qu'en 1617.

Liens: (1), (2), (3), (4)
Champlain (1604-1607) Itinéraire 1, Champlain (1609-1616) Itinéraire 2
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations
11 documents sur Samuel de Champlain sont disponibles à la Bibliothèque nationale de France
Site consacré à Champlain: http://monsite.wanadoo.fr/champlain/index.jhtml, (2) cf. aussi notre dossier word
Cf. Samuel de Champlain, Journal très fidèle des observations faites lors des découvertes de la Nouvelle-France, 1613 ; édité et commenté par Éric Thierry, Voyages en Nouvelle-France (1604-1611), éd. Cosmopole, Paris, 2004.









  1. Quelle est la principale mission à long terme de Champlain?
  2. La remplit-il? Pourquoi?
  3. Par quelles étapes passe-t-il pour accomplir sa mission?
  4. Qu'est-ce qu'un "comptoir de traite" (l.3) ?
  5. De qui Champlain tient-il son titre? Le présenter brièvement.
  • Guillemet, Dominique/ Augeron, Mickaël (2004) : Champlain ou Les portes du Nouveau Monde. Cinq siècles d'échanges entre le Centre-Ouest français et l'Amérique du Nord. La Crèche : Geste.




 

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Hélène Champlain

On connaît bien Samuel De Champlain. Après plusieurs voyages d'exploration en Nouvelle-France, il fonda Québec en 1608. Champlain était un géographe et un cartographe de grande renommée. Il est une figure importante dans notre histoire du Canada. Mais qu'en est-il d'Hélène, sa jeune épouse? J'ai voulu en savoir un peu plus à son sujet. Je vous présente le résultat de mes recherches de la façon habituelle, c'est à dire en vous racontant, à ma manière, son histoire.

Hélène Boullé vit le jour en 1598. Elle épousera, le 29 décembre 1610, à Paris, Samuel de Champlain qui a plus de 40 ans. Elle n'a que 12 ans. Il n'a pas lieu de s'étonner de cette alliance. En effet il était très fréquent à cette époque qu'une si jeune fille épouse un homme beaucoup plus âgé. C'était souvent une alliance entre deux familles plutôt qu'une histoire d'amour. La dot d'Hélène est de 6 000 livres, une somme considérable à cette époque. Cependant, le couple ne touchera que le quart de cette somme. Selon le souhait des parents d'Hélène, le mariage ne devait pas être consommé avant deux ans. Aussi, M. De Champlain retournera à Québec. Il donnera plus tard le nom "ÎLe Ste-Hélène" à une île en l'honneur de sa jeune femme. 
En 1620, Hélène viendra en Nouvelle-France y rejoindre son époux. Jeune et jolie, elle est vite adoptée par les habitants de Québec. Mais Samuel voyage beaucoup, il n'est jamais là. Hélène s'ennuie. Elle apprend l'algonquin et se dévoue  auprès des malades et à l'enseignement des jeunes indiens. Elle n'arrivera jamais à s'adapter à la vie difficile de la nouvelle colonie. La menace iroquoise toujours présente, le climat très difficile, l'ennui lui feront prendre la décision de retourner en France. 
De plus, Hélène, qui a grandi dans la religion réformée, s'est convertie au catholicisme. Elle caresse le rêve de devenir religieuse. 
De retour en France, elle écrit à son époux pour le prier de la délier de ses engagements. Elle confie sa lettre au père Charles Lalemant. Cette lettre a probablement été perdue car on sait que le vaisseau qui amenait le père Lalemant a été attaqué par les Anglais, en début de mai 1628, et que le religieux a été reconduit en Europe. 
Le pieux dessein d'Hélène persiste mais ce ne sera que bien des années plus tard, après la mort de Champlain en 1635, qu'elle se fait religieuse chez les Ursulines de Paris sous le nom de Hélène de Saint-Augustin.
Hélène n'héritera pas de Champlain mais elle a une fortune personnelle qu'elle donne à la communauté des Ursulines pour bâtir un nouveau couvent à Meaux où elle s'installe avec 4 religieuses. Elle y vit 6 ans.
Hélène Boullé, Hélène de Champlain ou Sr Hélène de Saint-Augustin mourra le 20 décembre 1654 à 56 ans.

(© Avec l'aimable autorisation de Bibiane Grenier)

Sijets d'étude

1.      Qui était plus exactement Samuel de Champlain? Faire une petite recherche sur lui.
2.      Hélène se marie à douze ans. Quel peut être l'intérêt pour des parents de marier leur fille si tôt?
3.      Qu'est-ce qu'une dot?
4.      Situer l'île Ste-Hélène sur une carte. Quelle est aujourd'hui la vocation particulière de cette île?
5.      Quel type de rapports Hélène entretient-elle avec les autochtones?
6.      Que signifie l'expression « la délier de ses engagements »?
7.      Présenter brièvement l'ordre des Ursulines.
8.      Quelles sont les dates de naissance et de mort d'Hélène de Champlain?

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Coureur des boisCoureurs des bois et trappeurs


"Coureur de bois en habit typique. Ces Français se sont impliqués dans les années 1650 dans le commerce de la fourrure."

Un trappeur parfois dénommé « coureur des bois » ou « voyageur », est un chasseur professionnel de l'Amérique du Nord pratiquant le piégeage (ou trappe) pour vendre « l'or brun », c'est à dire la fourrure.

L'espace entre Québec et Montréal était au début de la colonisation française essentiellement occupé par les tribus Amérindiennes. Dans les années 1650-1660, les commerçants français commencèrent toutefois à se rendre dans la « profondeur des bois » afin d'y troquer leurs marchandises contre des peaux de castor. Ce type d'échange illégal était d'une part un moyen d'échapper à la concurrence au sein de la colonie, d'autre part l'occasion de rencontrer des femmes, si peu nombreuses dans les colonies. Face à l'accroissement de l'exode vers les bois, le roi légalise cette activité en 1861 afin de pouvoir contrôler son développement.  Il met en place un système de  permis qu'il délivrait aux « voyageurs ». A la fin du régime français, on compte encore près de 700 engagés qui louent chaque saison leurs services à des marchands.

Appelés les « Indiens blancs », les trappeurs/coureurs des bois adoptent pour beaucoup le mode de vie des populations autochtones, se marient avec des Amérindiennes par exemple, donnant ainsi naissance aux premières générations de métis.
Beaucoup de trappeurs sont restés anonymes. Néanmoins, on peut citer quelques noms célèbres: Jean Cadieux, Nicolas Despatis,... Cette activité a aussi été immortalisée par des romans d'aventure. Le métier de trappeur est toutefois de moins en moins pratiqué, menacé de disparition par une réglementation de plus en plus sévère concernant la chasse et le commerce des fourrures.
A notre époque, le Nord fascine et envoûte toujours « les coureurs des bois modernes » qui pénètrent la forêt au volant des véhicules tout-terrain les plus high-tech. Ils chevauchent des bateaux hors-bord, taquinent la truite devant l'écran d'un sonar et traquent l'élan d'Amérique à l'aide d'une lunette d'pproche au laser. Chaque printemps, des milliers de Québécois, amoureux du Nord et partageant l'idéal des « gars de bois » regagnent leur camp. On dénombre officiellement plus de 11.000 « cabanes » sur l'ensemble du territoire québécois. C'est dans ces forêts infinies que le vaillant François Paradis a disparu dans une tempête de neige, au grand désespoir de la douce Maria Chapdelaine.

Cependant la forêt nordique est menacée par la surexploitation catastrophique de grands compagnies forestières friandes de ces arbres dont les fibres denses et bien alignées produisent un papier d'excellente qualité. Depuis quelques années seulement les Québécois commencent à se rendre compte de cette « erreur boréale » qui risque de saccager l'une des plus grande forêts du monde. Est-ce que bientôt ce sera l'arbre qui cachera l'absence de forêt?

Sujets d'étude
  1. De quel animal provient la fourrure vendue?
  2. Pourquoi le roi autorise-t-il ce commerce? Quel intérêt y trouve-t-il?
  3. Pourquoi la fourrure est-elle appelée « or brun »?
  4. Pourquoi les trappeurs étaient-ils appelés les "Indiens blancs"?
  5. Décrivez le « trappeur moderne ».
  6. Expliquez ce que l'on entend par « erreur boréale ».
Cf. Bouliannne, Bruno (2001) : « L'appel du Nord ». Dans : Batigne, Stéphane (éd.) (2001) : Québec  - Espace et sentiment. Paris : Éditions Autrement – collection Monde HS no 124: 36-46.

Pour aller plus loin:  1.La vie du trappeur Marquette en images et en mots; (3)
  • La traite de fourrures en Nouvelle-France et les coureurs des bois (2)
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Ç'a pas pris trois minutes et d'mie qu'Ti-Jean était déjà à porte du tipi du grand manitou. Parc'que Ti-Jean, c'tait pas un homme comme y s'en fait beaucoup. Lui, y s'servait du vent qui poignait dans l'poil d'la queue d'sa tuque en raton laveur pour être moins pesant su'a neige. Le vent la faisait tournoyer comme une hélice d'avion, pis comme ça, y faisait des enjambées d'sept lieues. On aurait dit qu'y flottait su'a neige. Y'avait pas un coureur des bois plus rapide que lui à course de raquettes de branches d'épineux.
L'écrit primal (2006) : « La légende du Windigo ». Québec, Université Laval, (CEULa). Revue littéraire publiant des textes de jeunes auteurs rattachés au Cercle d'Écriture de l'Université Laval , vol 34, p. 99.
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Les coureurs des bois eux-mêmes, pourtant bien approvisionnés en cette matière quand ils logeaient aux Peaux-Rouges, s'étaient mis au commerce d'un genre particulier et plus fructueux encore que celui des fourrures: ils couraient les alentours des villes et villages de la Nouvelle-Angleterre pour y faire des rapts ou rafles de petites Anglaises, qu'ils revendaient ensuite sur le marché très achalandé des comptoirs de Nouvelle-France.
MARCEL, Jean, 1994: Des nouvelles de Nouvelle-France: histoires galantes et coquines, Montréal, Leméac, 273 p. 253-254.

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[...] puis il s'était fait trappeur, coureur des bois, interprête et enfin cultivateur.
MARMETTE, Joseph, 1873: Le chevalier de Mornac: chronique de la Nouvelle-France, 1664, Montréal, Typographie de «L'Opinion publique », 100 p. P. 75.
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On appelle «voyageur» au Canada, le bûcheron de profession qui se dirige chaque année vers les forêts du Nord et du Nord-Ouest, et le «Coureur des bois» qui fait la chasse et le commerce des fourrures.
BEAUGRAND, Honoré, 1878: Jeanne la fileuse: épisode de l'émigration franco-canadienne aux Etats-Unis, Fall-River (Mass.), [s.é.], 302 p. P. 13. überprüfen : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/202838.pdf

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N'avons-nous pas nos forêts avec leurs poétiques aspects, les peuplades indiennes avec leur mythologie bizarre, leurs moeurs originales et la lutte qu'elles ont soutenue contre l'homme civilisé? N'avons-nous pas nos légendes, les aventures de nos coureurs des bois et de nos voyageurs de là-haut!
MARION, Séraphin, 1944: Les lettres canadiennes d'autrefois. T. 4 La phase préromantique, Hull - Ottawa, Les Éditions L'Éclair - Éditions de l'Université d'Ottawa, 195 p. P. 88

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Chanson des Coureurs des bois

Paroles inspirées de 3 poésies : Le chant des voyageurs ( 1862) d’Octave Crémazie
Le canotier (1869 ), Le coureur des bois ( 1869 ) de l’abbé Raymond Casgrain.
Musique attribuée à Antoine Dessane


Refrain À nous, les bois et les mystères
Qui pour nous, n’ont plus de secrets
À nous, le fleuve aux ondes claires
Où se reflète la forêt

Couplet Mon canot est d’écorce fine
Que je prends sur le bouleau blanc
Et les coutures sont de racines
Les avirons sont de bois franc.
Refrain À nous, les bois et les mystères
Qui pour nous, n’ont plus de secrets
À nous, le fleuve aux ondes claires
Où se reflète la forêt
Couplet Quand la neige des bois s’amasse
Qu’on s’enfonce jusqu’aux genoux
Je prends mes raquettes et je chasse
L’orignal et le caribou.
Refrain 2 Lorsque l’ombre du soir arrive
Je me fais un lit de sapin
Couché près de la flamme vive
Je rêve et dors jusqu’au matin.
Refrain 1 À nous, les bois et les mystères
Qui pour nous, n’ont plus de secrets
À nous, le fleuve aux ondes claires
Où se reflète la forêt
Coda Quand viendra mon dernier voyage
Si parfois je meurs au fond des bois.
Plus haut, sur le bord du rivage
Vous renverserez mon canot.

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« Antoine trouva le père Dablon dans une petite étude pauvrement meublée. Quelqu’un l’avait remplacé au poste de supérieur, expliqua le jésuite, mais il avait conservé la responsabilité du collège. Il disposait maintenant de plus de temps pour s’occuper de ses autres centres d’intérêt: la géographie et le décryptage. 
— Mon père, cela va vous intéresser, dit Antoine, en étalant sur la table sa plus récente carte de la baie d’Hudson.
— C’est très bien fait, déclara Dablon lorsqu’il eut remarqué les endroits où Antoine avait situé les postes de traite. Nous avons la preuve irréfutable que les Anglais sont bel et bien installés à la baie d’Hudson.
— Oui, mon père. Peut-être qu’avec ces cartes vous pourriez amener le gouverneur à convaincre le ministre Colbert que la situation est sérieuse.
— Oublie le gouverneur, répliqua le jésuite. J’expédierai des copies de ces cartes directement en France à bord du prochain navire. Le ministre pourra les comparer à tes cartes précédentes de la baie d’Hudson.
— Cela lui rappellera que nous, les Français, étions déjà là il y a vingt ans, dit-il en tapant des doigts sur la table pour souligner ses paroles. D’ailleurs, le roi n’a plus confiance en Frontenac.»
Leduc, Adrienne (2007) : Antoine, coureur des bois. Québec : Septentrion.



CASTOR




Le castor est un mammifère rongeur.
Il mesure de 90 à 120 cm en tout, sa queue pouvant atteindre une longueur de 23 à 40 cm à elle seule. Il pèse de 13 à 35 kg. Le castor est un animal trapu et grassouillet. C'est le plus gros rongeur d'Amérique du Nord. Sa fourrure est brune.

Lorsque les premiers explorateurs européens se rendirent compte que le Canada n'était pas l'Orient regorgeant d'épices qu'ils recherchaient, les millions de castors qui s'y trouvaient devinrent le principal attrait commercial du pays. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, la mode du jour était aux chapeaux confectionnés à partir de peaux de castor. C'est ainsi que la demande pour les fourrures de castor s'accrut à mesure que ces chapeaux devenaient de plus en plus populaires.

Le roi de France, Henri IV, vit dans la traite des fourrures l'occasion d'aller chercher les revenus dont il avait tant besoin et d'établir une colonie française en Amérique du Nord. Bientôt, les commerçants en fourrures anglais et français vendirent en Europe leurs peaux de castor vingt fois plus cher qu'ils ne les avaient payées.
Le castor a été élevé au rang d’emblème officiel du Canada, le 24 mars 1975. Le « castor canadensis » est représenté pour la première fois sur une carte du Saint-Laurent de Samuel Champlain, en 1612. Vers la fin du 19e siècle, plus de 100 000 peaux de castor par an sont vendues en Europe. Aujourd’hui, grâce aux techniques de préservation de la faune, le castor survit et prospère dans tout le pays.







Sujets d'étude
  1. Pourquoi le castor est-il recherché?
  2. Quelle apparence a un castor?
  3. Quel en est l'intérêt pour le roi?
  4. Y a-t-il encore des castors aujourd'hui?
  5. Qu'est-ce qu'un rongeur? Citer un autre rongeur.
  6. Le castor a-t-il été un attrait premier pour la colonisation du Canada?
Au bord desdites rivieres, il y a quantité de cabannes, où il vient d'autres nations du costé du Nort, troquer avec lesdits Montagnez des peaux de castor & martre, avec autres marchandises que donnent les vaisseaux François auxdicts Montaignez. Lesdicts Sauvages du Nort disent qu'ils voyent une mer qui est salee [...]. Voylà ce que j'ay apprins de la riviere du Saguenay.
CHAMPLAIN, Samuel de, [1603]: Des Sauvages, ou Voyage de Samuel de Champlain, de Brouage, fait en la France nouvelle, l'an mil six cens trois, Paris, chez Claude de Monstr'oeil, [IV]-36 folios. p. 13rº http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105065h.item überprüfen

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Le principal article de commerce, et pour ainsi dire le seul, était la pelleterie et surtout la pelleterie de castor qui jusqu'alors avait eu un bon marché en France.
Les habitants ayant la liberté d'expédier au dehors leur castor, l'envoyaient à des correspondants en France qui leur en procuraient la vente; et comme ils étaient bien payés par des lettres de change tirées sur le trésorier du Royaume, la traite du castor fut bientôt l'unique objet de leur travail.

Cette marchandise devint si abondante que les marchands, ne pouvant plus l'écouler, demandèrent au roi de réunir en une seule main, le commerce de la pelleterie qui menaçait ruine.
L'intendant Duchesneau, à la demande du roi, négocia avec les intéressés et afferma les droits de la traite des pelleteries à Nicolas Oudiette, premier fermier du domaine d'occident. Celui-ci eut le privilège exclusif d'acheter le castor au Canada et de le vendre en France. Les habitants avaient la liberté de trafiquer leurs fourrures aux marchands, mais ceux-ci devaient les apporter aux magasins des fermiers généraux qui administraient le domaine du roi.
CARON, Ivanhoë, 1916: La colonisation du Canada sous la domination française, Québec. P. 36.
 
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Ces difficultés conduisent à la vente des droits de la compagnie des Habitants à la compagnie de Rouen qui, de suite, réalisent d'énormes bénéfices. Le castor coté en 1658 cinq livres sur le marché européen monte à 20 livres et plus en 1659. La colonie a conclu un mauvais marché; elle casse le contrat en 1661 pour revenir à l'ancien système. Il est malheureux qu'une mauvaise conjoncture et les rivalités entre les négociants aient ruiné la Communauté des Habitants.
HAMELIN, Jean, 1970: Économie et société en Nouvelle-France, 3e éd., Québec, Les Presses de l'Université Laval, 137 p. (Coll. Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 3). P. 53.
 
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Comme leurs chiens, ces hommes mangeaient un repas de viande par jour : «On mangeait du castor, de la perdrix, du rat d'eau, de l'orignal.» Le régime alimentaire de la maison n'était pas plus varié que celui qu'ils avaient en forêt[.]
LAFLEUR, Normand, 1973: La vie traditionnelle du coureur de bois aux XIXe et XXe siècles, [Montréal], Leméac, 305 p.
 
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Des tabous alimentaires ont aussi servi de ligne de démarcation entre les deux groupes sociaux. Des tabous qui subsistent encore. Nous avons mis beaucoup de temps avant de réaliser que nous pouvions classer ainsi les mêmes observations répétées plusieurs fois. Nous nous étions toujours étonnés du nombre de gens à qui répugne un ragoût de rat musqué, un gigot de castor, un pâté de lièvre ou un rôti d'ours. Quand nous nous sommes aperçus que le mépris frappait aussi la perdrix aux choux, nous nous sommes dit que ce refus ressemblait à une interdiction. Et nous avons découvert que c'était justement les descendants de la classe privilégiée qui répudiaient ces mets parce que «c'était de la nourriture de sauvages».
FERRON, Madeleine, avec la collab. de Robert Cliche, 1974: Les Beaucerons, ces insoumis. Petite histoire de la Beauce, 1735-1867, Montréal, Hurtubise HMH, 174 p. P. 38.
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Sur la recommandation de Colbert, Louis XIV remboursa la mise des actionnaires [de la compagnie des Indes occidentales], se chargea du payement des trois millions 523 mille livres [la dette de la compagnie], supprima la société, et rendit le commerce de l'Amérique libre à tous les Français, sous les réserves suivantes.
Le droit du quart sur les castors et du dixième sur les orignaux fut maintenu, et passa entre les mains du gouvernement, qui l'afferma à M. Oudiette. Il fut ordonné de porter tout le castor à ses comptoirs dans la colonie au prix fixé par l'autorité. Ce prix fut d'abord de 4 francs 10 sous, la livre; mais il devint bientôt nécessaire de diviser cette marchandise en peaux de 1re, de 2de et de 3me qualité, ou en castor gras, en castor demi-gras et en castor sec, et de modifier le tarif en conséquence. Le fermier payait en marchandises les pelleteries que lui apportaient les habitants; et comme il n'y avait que lui qui pût acheter le castor, lequel formait la branche la plus importante du commerce, il se trouvait par là-même en état de maîtriser à son gré tout le commerce du pays. Ce qu'il ne manqua pas de faire au détriment général.
GARNEAU, François-Xavier, 1859: Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours, t. 2, 3e éd. rev. et corr., Québec, P. Lamoureux (impr.), 457 p. P. 143.


Chanson québécoise

Elle a contribué à faire connaître le Québec et les Québécois, dans un français coloré et réaliste. Ce sont les textes de Félix Leclerc, pleins de folklore et de nostalgie, c’est Gilles Vigneault, avec cette phrase célèbre « Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » et la chanson « Gens du pays » qui est devenue l’hymne officieux des Québécois et qu’ils chantent à la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale. C’est Robert Charlebois, surnommé « le bûcheron au cœur tendre », qui rompt avec la tradition et qui chante le rock en québécois. Les années 1970-90 sont les années des chanteuses québécoises comme Diane Tell, Fabienne Thibault et Céline Dion. Puis c’est le temps de l’opéra-spectacle avec « Starmania », puis « Notre-Dame de Paris ». Aujourd’hui, les têtes d’affiche sont toujours Céline Dion, mais aussi Isabelle Boulay, Rock Voisine, Garou, Lynda Lemay, entre autres.

 
Canot à glace
Canot pour quatre à cinq rameurs spécialement conçu pour se déplacer sur les eaux encombrées de glaces du Saint-Laurent.
Historiquement, le Saint-Laurent a rapidement imposé aux premiers colons l'utilisation de canots spéciaux pour transporter en hiver, sur le fleuve chargé de glaces, le courrier, les vivres ou les malades. En rappel des courageux canotiers et de ce périlleux moyen de transport dans des embarcations de bois, on a institué en 1954 pour le Carnaval de Québec une épreuve sportive où des équipes font la course à travers les glaces. Progressivement, on a conçu pour ce nouveau sport des canots longs et effilés faits de matériaux légers et résistants (aluminium, fibre de verre, kevlar, etc.).
Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/canot_glace.html

Caribou
Boisson traditionnelle au Canada, constituée d'un mélange de vin rouge type « Porto » et d'alcool, dont la consommation est aujourd'hui souvent associée aux festivités de l'hiver (carnaval, temps des fêtes, des sucres, etc.).
On note plusieurs variantes de caribou. D'après certaines recettes anciennes, on y ajoutait parfois du thé chaud ou des clous de girofle. Il existait même une sorte de caribou appelé caribou de cabane que l'on coupait avec de l'eau d'érable tirée de la bouilleuse (évaporateur). Le caribou, encore très populaire pendant le carnaval, est commercialisé comme apéritif depuis 1976 par la Société des alcools du Québec.
Le terme caribou est d'origine algonquienne.
Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/caribou.html




Cajuns

Cadiens

Population totale : 597 729 (Recensement de 1990)
Populations significatives à :
Louisiane 
432 449
Texas 
Estimé à 56 000
D'autres états des États-Unis 
Estimé à 91 000
Langue : Français cadien, Anglais.
Religion : Principalement Catholiq
Les Cajuns (Cadiens en francais louisianais) sont les descendants des Acadiens d'Acadie qui ont été déportés de foce en Louisiane durant la seconde moitié du 18ème siècle. Cette déportation se nomme le "Grand Dérangement".

Le terme « cajun » vient du mot « Acadien ». En effet, « acadien » a été abrégé en « cadien », prononcé « cadjin » et donc  transcrit « cajun » par les anglophones. Les francophones préfèrent quant à eux conserver le terme de « cadien ». Les Acadiens étaient un peuple vivant en Acadie, colonie à l'origine française et située sur la côte Est de l'actuel Canada. En 1713, avec la signature du traité d'Utrecht, ce territoire est cédé par les Français aux Anglais et les Acadiens doivent prêter un serment d'allégeance à la Couronne britannique. Les réfractaires sont finalement déportés en 1755. Cet épisode a été appelé le « Grand dérangement ». Un grand nombre d'Acadiens  s'est établi en Louisiane du Sud. Ils sont les ancêtres d'une partie des Cajuns. Ceux-ci étaient appelés acadiens, puis cajuns pour les différencier des créoles, natifs de Louisiane.

Les Acadiens sont donc des réfugiés en Louisiane et vivent sur un territoire peu accueillant, le bayou, un immense marais dans lequel se jette le Mississipi. Leur confort y est très rudimentaire. De plus, ils sont méprisés par le reste de la population, comme le sont par exemple les Africains Noirs. En mars 1800, les Espagnols rendent la Louisiane à la France qui la revend aussitôt (1803) aux Américains. Ceci est d'ailleurs une énorme transaction, le territoire ayant été cédé par Napoléon en échange de 15 millions de dollars. La Louisiane devient donc en 1812 un Etat américain à part entière. Malgré cela, les Acadiens (ou Cajuns) restent très pauvres et ne se mélangent pas réellement au reste de la population. Ils continuent à vivre en autarcie, de la chasse et de la pêche.


Sujets d'étude:


  1. Quelle est la nationalité des premiers cajuns?
  2. Quels sont les pays signataires du traité d'Utrecht, du moins pour la partie concernant l'Acadie? Quel en est la conséquence directe pour les Acadiens?
  3. Quelle est la différence entre cajuns et créoles?
  4. Comment sont perçus les cajuns par la population locale? Pourquoi?
  5. Quel est le chef d'Etat français qui vend la Louisianne aux Américains en 1803?
  6. Que signifie « vivre en autarcie »?

Restés attachés à leurs racines, les Cajuns parlent français, mais un français très archaïque du fait de leur isolement. A l'heure actuelle, le français est dévalorisé par rapport à l'anglais. Le français est parfois présenté comme la langue de « fermiers non instruits » et comme handicapante dans la recherche d'un emploi. Pour endiguer la baisse du succès du français a été créé en 1968, le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL). Cette institution encourage l'apprentissage et l'utilisation quotidienne du français en Louisiane.

Une des particularité du peuple cajun est d'être composé de personnes de nationalités très différentes. La majorité sont donc francophones et descendent des Acadiens. Mais on trouve aussi dans ce groupe des colons espagnols, des immigrants allemands et italiens et des réfugiés de Saint-Domingue. Ceux-ci se sont intégrés au groupe culturel des Cajuns.

Sujets d'étude:
  1. Quelle langue parlent les cajuns? D'où la tiennent-ils?
  2. Qu'est-ce que le CODOFIL et quelles sont ses principales actions?
  3. Citer une autre nationalité présente dans le groupe des cajuns.
  4. Que fuient les « réfugiés de Saint-Domingue »?

Cette mixité se retrouve dans les diverses influences de la cuisine cajun. Les Espagnols y amenèrent la paëlla, les Allemands la charcuterie, le cochon, le poulet et la vache et les Italiens, les pâtisseries et les glaces. Les Antillais et Haïtiens apportèrent quelques légumes exotiques dont la tomate. Les Amérindiens apprirent aux Acadiens à utiliser les ressources présentes sur leur territoire, comme par exemple le maïs. De ce fait, la cuisine cajun utilise également beaucoup de viandes sauvages, de crustacés et d'herbes aromatiques trouvées dans leur environnement. Les mets sont généralement des plats uniques. Les plus connus sont la Jambalaya (saucisse avec légumes et riz) et le Gumbo (poulet, andouille, tomate, oignons et autres légumes).

Le dernier volet de la culture cajun est la musique. Celle-ci est née au XIX° siècle et ses instruments de prédilection sont le violon et l'accordéon. Viennent ensuite la guitare et l'harmonica. On fait généralement la différence entre la musique cajun proprement dite, se rapprochant de la musique country, et la musique zydeco, ayant plus d'influences africaines. La diversité des peuples composant le groupe des Cajuns se retrouve donc également dans la musique.


Sujets d'étude:

  1. Quelle est la particularité de la cuisine cajun?
  2. D'où vient la tomate?
  3. Qui sont les Amérindiens? Qu'ont-ils appris aux cajuns?
  4. Qu'est-ce que la «musique country »?

Coeur des Cajuns - Edith Butler
Paroles et musique: Bruce Daigrepont - Vidéo
Albums: ça swingue


Cabane, hutte

Extraits de Jean Rivard, le défricheur, récit de la vie réelle d'Antoine Gérin-Lajoie, paru pour la première fois dans les "Soirées Canadiennes", en 1862.(cf. le roman en PDF.)

(Extrait, p. 35-36)

« On était au commencement d'octobre (1843), et Jean Rivard tenait beaucoup à ensemencer quelques arpents de terre dès le printemps suivant. Pour cela il n'avait pas de temps à perdre.

Par un heureux et singulier hasard, sur le lot qu'il avait acheté se trouvait déjà une petite cabane érigée autrefois par un pauvre colon canadien qui avait projeté de s'établir dans cet endroit, mais que l'éloignement des habitations, le défaut de chemins, et surtout la crainte d'être forcé de déguerpir, avaient découragé.

Ces habitations primitives de la forêt sont construites au moyen de pièces de bois superposées et enchevêtrées l'une dans l'autre aux deux extrémités. Le toit qui est plat est pareillement formé de pièces de bois placées de manière à empêcher la neige et la pluie de pénétrer à l'intérieur. L'habitation forme généralement une expèce de carré d'un extérieur fort grossier, qui n'appartient à aucun style connu d'architecture, et n'est pas même toujours très confortable à l'intérieur, mais qui cependant offre au défricheur un abri temporaire contre les intempéries des saisons. A quelques-unes de ces cabanes, la lumière vient par des fenêtres pratiquées dans les côtés, à d'autres elle ne vient que par la porte. La fumée du poële doit tant bien que mal sortir par un trou pratiqué dans le toit.

Le pauvre colon qui le premier s'était aventuré dans le Canton de Bristol, avait dû coucher pendant plusieurs nuits à la belle étoile ou sous une tente improvisée en attendant la construction de la cabane en question?

Cette hutte abandonnée pouvait toutefois servir de gîte à Jean Rivard et rien ne s'opposait à ce qu'il commencât sans délai ses travaux de défrichement. »

 (Extrait, p. 42)

« Ce fut le 15 octobre 1843 que Jean Rivard coucha pour la première fois dans son humble cabane. »

Sujets d'étude:

  1. De quel roman les extraits sont-ils tirés? Qui en est l'auteur?
  2. Que signifie l'expression « ensemencer quelques arpents de terre »?
  3. Quel est le matériau principal à partir duquel ces habitations sont construites?
  4. Ces habitations sont-elles conçues comme une habitation durable pour le défricheur et sa famille? Pourquoi?
  5. Quand Jean Rivard se servit-il pour la première fois de la cabane?



Ma cabane au Canada 3'29
(cf. aussi: Québec et ses cabanes à sucre)
Paroles: Mireille Brocey. Musique: Louis Gasté   1947

Line RENAUD chante "Ma cabane au Canada",
accompagnée par l'orchestre de Raymond LEFEVRE.

Ma cabane au canada
Est blotie au fond des bois
On y voit des écureils
Sur le seuil
Si la porte n'a pas de clé
C'est qu'il n'y a rien à voler
Sous le toît de ma cabane au Canada

Elle attend engourdie sous la neige
Elle attend le retour du printemps
Ma cabane au Canada
C'est le seul bonheur pour moi
La vie libre qui me plait
La forêt
A quoi bon chercher ailleurs
Toujours l'élan de mon cœur
Reviendra vers ma cabane au Canada

Mais je rêve d' y emmener
Celui qui voudra me suivre
Viens avec moi si tu veux vivre
Au cher pays où je suis née

Ma cabane au Canada
J'y reviendrai avec toi
Nous rallumerons le feu tous les deux
Nous n'aurons pas de voisins
Parfois seul un vieil indien
Entrera dans ma cabane au Canada

Je te dirai le nom des fleurs sauvages
Je t'apprendrai le chant de la forêt
Ma cabane au Canada
Tant que tu y resteras
Ce sera le paradis
Mon chéri
A quoi bon chercher ailleurs
Je sais bien que le bonheur
Il est là
Dans ma cabane au Canada


La cabane à sucre
Paroles et musique d'Albert Lamieu

1 La terre sous sa robe blanche
A dormi pendant de longs mois
La sève monte dans les branches
Un frisson réveille les bois!

Dans les érablières
Sont allés tous nos gens
La joyeuse clairière
Retentit de leurs chants
Voici qu’arrive le printemps


Refrain:
en caravane allons à la cabane
Oh!E-ho! On est jamais de trop
Pour goûter au sirop
Pour goûter au sirop d'éra-a-ble

2 Toute la famille est complète
Chacun veut en avoir sa part
Voici, Hèrmas et Guillaumette
Et voici, le gros Adélard
« Bonjour tante Julie
Comment vont les enfants? »
« Très bien, chère Amélie
Nous sommes tous contents!
Pour les sucres, quel joli temps! »


3 Voici l’instant où l’on retire
Le chaudron bouillant du foyer
On va verser la blonde tire
Sur la neige, au bout du sentier

Ensuite au clair de lune
On s’en revient chez nous!
Et j’en connais plus d’une
Qui choisit son époux
Le soir en revenant tout doux.


Cartier (1534) Itinéraire (1)
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations
Cf. les cartes interactives



Cartier (1535-1536) Itinéraire (2)
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations




Champlain (1604-1607) Itinéraire 1
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations



Champlain (1609-1616) Itinéraire 2
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations




 
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