A la découverte du Québec (ppt)

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Fourrure


Depuis toujours, la fourrure a eu une importance vitale dans la vie et dans la culture des Amérindiens. La plupart de leurs vêtements sont faits en cuir et en fourrure. De plus, la vente et l’échange des fourrures leur a permis de vivre et a représenté la base de leur économie. Pour les Européens, la fourrure est un élément essentiel de la traite et Montréal est encore aujourd’hui le premier centre mondial du commerce de la fourrure.


La traite des fourrures


Depuis toujours, la fourrure a eu une importance vitale dans la vie et dans la culture des Amérindiens. La plupart de leurs vêtements sont faits en cuir et en fourrure. De plus, la vente et l'échange des fourrures leur a permis de vivre et a représenté la base de leur économie. Pour les Européens, la fourrure est un élément essentiel de la traite et Montréal est encore aujourd'hui le premier centre mondial du commerce de la fourrure.

La grand moment de la traite des fourrures reste toutefois la période entre les XVI° et XIX° siècles. Au départ, le commerce des fourrures est pratiqué par les pêcheurs qui s'en servent comme activité d'appoint. Ainsi, lorsque leur activité leur laisse du temps, ils en profitent pour acquérir des fourrures et les revendre en Europe.

Ensuite, ce commerce s'organise assez rapidement. Cette activité est en effet très rentable pour les Européens, les fourrures, et en particulier les peaux de castor pour les chapeaux, étant très demandées en Europe. Les produits proposés en échange par les Européens ne sont pas seulement comme on le croit souvent de l'alcool et des bijoux. En effet, les Amérindiens reçoivent bien plus des produits textiles de coton ou de lin, des armes à feu ou du matériel de pêche.

Ainsi s'organisent de véritables réseaux. Un marchand qui vit en France, réceptionne les fourrures et les revend. Un autre marchand qui vit en Amérique du Nord achète les fourrures directement aux Amérindiens. Il est dans cette tâche aidé par un interprète. Parallèlement à cela, les coureurs des bois font eux aussi du commerce de fourrures mais sans autorisation.

En effet, la traite des fourrures est réglementée. Il existe par exemple le Domaine du Roy, un espace réservé à la chasse en vue du commerce de fourrures. Les bateaux français chargés de fourrures sont également parfois attaqués par les Anglais, leurs grands riveaux, tant leur marchandise est convoitée. Les commerçants se regroupent alors et la Compagnie du Pacifique est créée.
  1. Quelle est la nature des produits proposés par les Européens en échange des fourrures?
  2. Retracer brièvement le parcours d'une peau de castor, de sa préparation au chapeau français.
  3. Qu'est-ce que la Compagnie du Pacifique?
  4. Pourquoi ce commerce est-il appelé la « traite des fourrures »?
  5. Qu'en est-il aujourd'hui du commerce des fourrures à Montréal?

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Le Carnaval de Québec est la grande fête de l’hiver, régulièrement célébrée depuis 1954. Elle dure 16 jours (27 janvier- 11 février) et son symbole est le bonhomme de glace, accompagné de ses Knuks. Le programme comprend des activités traditionnelles, comme la course en canot, la course de traîneaux à chiens ou des sculptures sur neige, et aussi des jeux et spectacles, avec musique et animation et la « Grande Parade » dans les rues de Québec.

La forêt


Chênes au front pensif, grangs pins mystérieus
Vieux troncs penchés au bord des torrents furieux,
Dans votre rêverie éternelle et hautaine,
Songez-vous quelquefois à l'époque lointaine
Où le sauvage écho des déserts canadiens
Ne connaissait encor que la voix des Indiens
Qui, groupés sous l'abri de vos branches compactes,
Mêlaient leurs chants de guerre au bruit des cataractes ?
Sous le ciel étoilé, quand les vents assidus
Balancent dans la nuit vos longs bras éperdus,
Songez-vous à ces temps glorieux où nos pères
Domptaient la barbarie au fond de ses repaires,
Quand, épris d'un seul but, le coeur plein d'un seul voeu,
Ils passaient sous votre ombre, en criant : " Dieu le veut ! "
Défrichaient la forêt, créaient des métropoles,
Et, le soir, réunis sous vos vastes coupoles,
Toujours préoccupés de mille ardents travaux,
Soufflaient dans leurs clairons l'esprit des jours nouveaux ?

Oui, sans doute : témoins vivaces d'un autre âge,
Vous avez survécu tout seuls au grand naufrage
Où les hommes se sont l'un sur l'autre engloutis ;
Et, sans souci du temps qui brise les petits,
Votre ramure, aux coups des siècles échappée,
À tous les vents du ciel chante notre épopée !

Louis Fréchette (1839-1908)


La forêt canadienne


C'est l'automne. Le vent balance
Les ramilles, et par moments
Interrompt le profond silence
Qui plane sur les bois dormants.
Des flaques de lumière douce,
Tombant des feuillages touffus,
Dorent les lichens et la mousse
Qui croissent au pied des grands fûts.

De temps en temps, sur le rivage,
Dans l'anse où va boire le daim,
Un écho s'éveille soudain
Au cri de quelque oiseau sauvage.

La mare sombre aux reflets clairs,
Dont on redoute les approches,
Caresse vaguement les roches
De ses métalliques éclairs,

Et sur le sol, la fleur et l'herbe,
Sur les arbres, sur les roseaux,
Sur la croupe du mont superbe,
Comme sur l'aile des oiseaux.

Sur les ondes, sur la feuillée,
Brille d'un éclat qui s'éteint
Une atmosphère ensoleillée :
C'est l'Eté de la Saint-Martin ;

L'époque ou les feuilles jaunies
Qui se parent d'un reflet d'or,
Emaillent la forêt qui dort
De leurs nuances infinies.

O fauves parfums des forêts !
O mystère des solitudes !
Qu'il fait bon, loin des multitudes,
Rechercher vos calmes attraits !

Ouvrez-moi vos retraites fraîches !
A moi votre dôme vermeil,
Que transpercent comme des flèches
Les tièdes rayons du soleil !

Je veux, dans vos sombres allées,
Sous vos grands arbres chevelus,
Songer aux choses envolées
Sur l'aile des temps révolus.

Rêveur ému, sous votre ombrage,
Oui, je veux souvent revenir,
Pour évoquer le souvenir
Et le fantôme d'un autre âge.

J'irai de mes yeux éblouis,
Relire votre fier poème,
O mes belles forêts que j'aime !
Vastes forêts de mon pays !

Oui, j'irai voir si les vieux hêtres
Savent ce que sont devenus
Leurs rois d'alors, vos anciens maîtres,
Les guerriers rouges aux flancs nus.

Vos troncs secs, vos buissons sans nombre
Me diront s'ils n'ont pas jadis
Souvent vu ramper dans leur ombre
L'ombre de farouches bandits,

J'interrogerai la ravine,
Où semble se dresser encor
Le tragique et sombre décor
Des sombres drames qu'on devine.

La grotte aux humides parois
Me dira les sanglants mystères
De ces peuplades solitaires
Qui s'y blottirent autrefois.

Je saurai des pins centenaires,
Que la tempête a fait ployer,
Le nom des tribus sanguinaires
Dont ils abritaient le foyer.

J'irai, sur le bord des cascades,
Demander aux rochers ombreux
A quelles noires embuscades
Servirent leurs flancs ténébreux.

Je chercherai, dans les savanes,
La piste des grands élans roux
Que l'Iroquois, rival des loups,
Chassait jadis en caravanes.

Enfin, quelque biche aux abois,
Dans mon rêve où le tableau change,
Fera surgir le type étrange
De nos hardis coureurs des bois.

Et brise, écho, feuilles légères,
Souples rameaux, fourrés secrets,
Oiseaux chanteurs, molles fougères
Qui bordez les sentiers discrets.

Bouleaux, sapins, chênes énormes,
Débris caducs d'arbres géants,
Rocs moussus aux masses difformes,
Profondeurs des antres béants.

Sommets que le vent décapite,
Gorge aux imposantes rumeurs,
Cataracte aux sourdes clameurs :
Tout ce qui dort, chante ou palpite ...

Dans ses souvenirs glorieux
La forêt entière drapée,
Me dira l'immense épopée
De son passé mystérieux.

Mais, quand mon oreille attentive
De tous ces bruits s'enivrera,
Tout près de moi retentira ...
Un sifflet de locomotive !

Louis Fréchette (1839-1908)
 
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