A la découverte du Québec (ppt)

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Indiens

Connaissance des Indiens
Les autochtones nord-américains nous sont connus par les écrits et en particulier les récits de voyage des missionnaires, officiers ou voyageurs français. Ces agents français connaissent le territoire grâce aux autochtones qu'ils essaient de répertorier en groupes, à l'aide de noms de tribus parfois totalement inventés. Pour chiffrer cette population, les administrateurs s'efforcent de dénombrer les guerriers. En général, les Français s'intéressent aux cultures autochtones par curiosité et par goût de l'exotisme. Le mythe du « bon sauvage » a également été créé. Celui-ci permet par un jeu d'opposition entre le « sauvage » et l'homme occidental de critiquer indirectement ce dernier. Le désir fondamental de ces explorateurs (de l'officier militaire au jésuite) est de civiliser les Indiens et de les convertir à la « vraie foie », le catholicisme. Mais pour cela il leur faut gagner la confiance des autochtones ce qui les pousse à apprendre leur langue, leurs mœurs, ce qui a certainement abouti au bon fonctionnement de l'alliance franco-indienne.
Le métissage
Les unions entre Français et Indiens ont été encouragées tout au long du XVII° siècle. Elles pouvaient avoir plusieurs formes : concubinages, mariages chrétiens ou encore mariage selon le rituel indien. Le but en était de pallier le manque de femmes blanches et d'intégrer les Indiennes à la société. Les militaires fréquentaient également très souvent les Indiennes qui les faisaient profiter de leurs savoirs (nourriture, vêtements, plantes médicinales)

Sujets d'étude:
  1. Qui sont les « missionnaires »?
  2. Quel est le principe du « mythe du bon sauvage »? Dans quel courant culturel français et européen s'inscrit-il?
  3. Quelle était la religion des Indiens avant l'arrivée des colons? Quelle est, selon les colons, la « vraie foi »?
  4. Quelles sont les quatre formes d'union entre Français et Indiens?
  5. Qu'est-ce que le concubinage? En quoi et dans quels cas pouvait-il être plus simple que le mariage?
  6. Pourquoi manquait-il des femmes blanches?





Les alliances franco-indiennes
L'Amérique dite « française » mériterait plutôt l'appellation d'Amérique « franco-indienne » au vu de l'importance de ces derniers dans divers domaines : alliés militaires, guides, fournisseurs de peau et de nourriture et enfin partenaires sexuels.
La fondation des alliances
Au XVI siècle, les tentatives de colonisation se soldent le plus souvent par des échecs  ce qui est dû en partie à la volonté des Français de s'imposer en dominateurs et parfois même en arbitres chez les autochtones. A la fin du XVI° siècle, les Français optent pour une politique d'alliance avec les Indiens (1603 : « tabagie de Tadoussac réunissant Français et Montagnais, Algonquins, Etchemins). Un immense réseau diplomatique se met alors en place, avec des échanges de fourrures contre des produits européens. Les Français s'allient en particulier avec les Hurons en 1609, mais la confédération huronne est détruite par les Iroquois, alliés des Hollandais, en 1648-50. Le réseau des Français s'élargit alors géographiquement, car privés de l'intermédiaire des Hurons, ils doivent aller directement au contact des autochtones. Ces alliances sont entretenues par la présence d'officiers français et par les visites d'ambassadeurs autochtones aux gouverneurs français.
L'alliance militaire
En s'alliant avec les Indiens, les Français se doivent de participer à leurs opérations guerrières comme Champlain qui suit les Hurons et leurs alliés sur la piste de leurs ennemis, ce qui augmente d'ailleurs son prestige de chef de guerre. Inversement les Français se servent aussi de la force de leurs alliés indiens dans leurs combats contre les Iroquois et les Britanniques. Une paix durable entre Français et Iroquois est finalement conclue en 1701 à Montréal. Les auxiliaires autochtones sont en effet indispensables, comme force numérique mais aussi comme guides. Cependant les Indiens ne s'enrôlent pas dans l'armée française et rendent plutôt des services « ponctuels » qu'ils se font payer et les tensions franco-indiennes restent présentes, notamment en Louisiane. 

Sujets d'étude:

  1. Pourquoi l'Amérique dite « française » devrait-elle s'appeler Amérique « franco-indienne »?
  2. Qui sont les « autochtones »?
  3. De quelle nature est l'alliance franco-indienne fin XVI° siècle? Quels produits européens pouvaient offrir les Français en échange des fourrures?
  4. Quel est le deuxième aspect de l'alliance des Français et des Indiens? Les relations entre les deux parties sont-elles parfaitement stables? Pourquoi?
« Civiliser » et convertir

Entre 1620 et 1680, Champlain puis Colbert mènent une politique d'assimilation et de soumission des dits « Sauvages » considérés comme sans loi, sans roi, sans police, sans science ni religion. La francisation passe par l'éducation des jeunes Indiens placés dans des pensionnats vite désertés et par la tentative de fixation des tribus nomades, elle aussi un échec. Le métissage conduit le plus souvent à l' »ensauvagement » des Français. Les missionnaires se heurtent aux traditions indiennes et échouent également dans leur entreprise de conversion, les Indiens n'adhérant que superficiellement  au dieu chrétien. La francisation n'a donc pas abouti.
Vivre ensemble
Les Français vivent tout de même à proximité voire parmi les Indiens ce qui suscite d'importants transferts culturels. Les autochtones utilisent en effet les commodes objets européens. Les Français afin d'améliorer leurs conditions de vie dans le pays, s'initient aux langues indiennes, chaussent des mocassins, fabriquent des canots. Les officiers vont parfois jusqu'à scalper leurs ennemis.

Sujets d'étude:


  1. Que siginifient les expressions « politique d'assimilation » et « francisation »?
  2. Quel est le résultat final de la francisation?
  3. Les Français et les Indiens restent-ils pour autant deux peuples totalement étrangers l'un à l'autre? Justifier.

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Immigration

Le Québec, terre d’immigration, c’est une réalité. En 2001, ce sont 37 500 ressortissants étrangers qui ont été accueillis à titre de résidents permanents, tandis que les objectifs de l’immigration annoncés dans le cadre de la Planification triennale de l’immigration 2001-2003 visaient entre 35 200 et 38 300 admissions.

Part de la population immigrée dans la population du Québec, 2001 : 9,9 %
Part de la population immigrée dans la population de la région Métropolitaine de Montréal, 2001 : 23,6 %

[Direction de la population et de la recherche du ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, 2003 :
http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/planification/0507-caracteristiques-immigration.pdf]

Bulletin statistique sur l’immigration permanente au Québec1er trimestre 2008

http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/BulletinStatistique-2008trimestre1-ImmigrationQuebec.pdf

Immigration totale :
Le volume des admissions permanentes s’établit à 9 602 au premier trimestre de 2008. Ce nombre d’admissions est supérieur de 2,6 % à celui de 2007 où 9 362 immigrants avaient été admis, soit 240 admissions de plus. Au premier trimestre de 2006, on comptait 9 104 nouveaux arrivants.

Janvier à mars 2008 : 9602
Planification 2008 : 46 700 à 49 000

Connaissance du français
Au premier trimestre de 2008, tout comme au premier trimestre de 2007, six nouveaux immigrants sur dix ont déclaré connaître le français au moment de leur arrivée (59,9 %
comparativement à 60,2 %).

Destination projetée
Les trois quarts des immigrants (75,9 %), admis au cours du premier trimestre de cette année, ont déclaré avoir l’intention de s’installer sur l’île de Montréal. Les autres principales régions de destination sont la Montérégie (7,7 %), la Laval (4,2 %) et Capitale-Nationale (3,4 %). En 2007, les mêmes régions occupent les quatre premiers rangs des destinations projetées par les nouveaux arrivants.

Région de naissance
Parmi les immigrants, admis au premier trimestre de 2008, 28,9 % proviennent d’Afrique (principalement du Maghreb), 28,8 % d’Asie, 21,4 % d’Amérique et 20,7 % d’Europe. Cette répartition selon le continent de naissance est identique à celle du premier trimestre de 2007. Au premier trimestre de 2008, les cinq principaux pays de naissance des immigrants sont le Maroc, la Chine, la France, l’Algérie et Haïti.

Direction de la recherche et de l’analyse prospective, 20/05/2008

 
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