A la découverte du Québec (ppt)

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Québec – Le Québec
 
Un nom pour deux réalités : une ville et une province.
Le Québec est une des dix provinces de la confédération canadienne et il comprend seize régions. Le Québec est trois fois plus grand que la France pour une population d’environ sept millions d’habitants. Les deux langues parlées sont le français (82%) et l’anglais (10,8%). La population est concentrée à environ 80% dans les villes. Il y a quatre villes principales : Montréal, Laval, Québec et Longueuil.
 
La ville de Québec s’est développée sur un village amérindien.
Elle prospère rapidement grâce au commerce des fourrures. C’est là que les traces de l’histoire sont particulièrement visibles et inscrites dans les noms: Place royale avec le buste de Louis XIV, le Château Frontenac, la citadelle. Grand centre de célébrations comme le « Nuits black de Québec », pour les amateurs de jazz, les « Fêtes de la Nouvelle-France » qui célèbrent les 150 ans de régime français en Amérique, le « Festival international du film de Québec » et le « Carnaval de Québec », qui est la grande fête de l’hiver.
Quant à l’origine du mot Québec il y a deux hypothèses : Selon la première il viendrait de la langue iroquoise et signifierait » là où le fleuve se rétrécit » ; selon la seconde il viendrait du mot montagnais « képak » qui signifie « débarquez ». Champlain aurait pris l’invitation faite par les amérindiens de débarquer pour le nom de l’endroit.
 

  1. Qu'est-ce que la confédération canadienne et quel est son mode d'organisation?
  2. Quelle est environ la densité du Québec?
  3. La population est-elle plutôt urbaine ou rurale?
  4. Quelle est la langue majoritairement parlée au Québec? Quelle en est la langue officielle?
  5. Comment la ville de Québec s'est-elle enrichie?
  6. Quels sont les principales manifestations s'y déroulant?
  7. Expliquez les deux possibilités quant à l'origine et la signification du mot Québec.




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Le Québécois pure laine désigne un Québécois français de vieille souche.

« La définition même de la québécitude a dominé la séance inaugurale des audiences montréalaises sur l'avant-projet de loi sur la souveraineté, où le fait français historique s'est heurté à la réalité multiethnique actuelle. Alors que les artistes et la Société Saint-Jean-Baptiste déploraient les carences de l'avant-projet de loi en ce qui a trait à l'affirmation et à la protection de la langue française et de la culture québécoise, et tandis que le politologue Denis Monière préconisait une question référendaire qui force la population à se prononcer sur son «sentiment d'appartenance» culturelle, S.O.S. Racisme regrettait le silence du gouvernement sur les droits des minorités visibles, craignant que «l'émancipation des Québécois pure-laine de souche française (ne se fasse) au détriment de tous ceux qui ne le sont pas ».
(Le devoir, 1995, 16 février, p. A1.)

  1. Qu'est-ce qu'un québécois pure laine? Pourquoi sont-ils appelés comme cela?
  2. Que peut désigner la québécitude? Pourquoi ce terme pose-t-il problème?
  3. Quel est le projet de Denis Monière? L'expliquer.
  4. Qu'est-ce qu' SOS Racisme?
  5. Que désigne l'expression « minorités visibles »?
  6. Faire un parallèle avec les problèmes français actuels.

  • Gallichan, Gilles/ Lefebvre, Marie-Thérèse, Mathieu, Jocelyne et. al. (éds.) (2008) : Québec ville d’histoire 1608-2008. Les cahiers des dix. Numéro 61. Editions La Liberté.
  • Nadeau, Laurence (2008) : S’installer et travailler au Québec 2008-2009. L’Express éditions.
  • Lebel, Jean-Marie/ Roy, Alain (2000) : Québec 1900-2000. Le siècle d’une capitale. Québec : Éditions MultiMondes.
  • Morisset, Lucie K./ Noppen, Luc (1999) : Québec de roc et de pierres. La capitale en architecture. Québec : Éditions MultiMondes.
  • Provencher, Jean (2003) : Le Carnaval de Québec. La grande fête de l’hiver. Québec : Éditions Multimondes.


Le Québécois De Mes Rêves
Sophie B. 12 ans

http://www.cyberpresse.cndp.fr/num3/quebec.jpg

Le jeune québécois se lève le matin tôt, prend un petit déjeuner copieux pour affronter le froid.
Bien emmitouflé dans un gros manteau il va à l’école. Il parle français avec ses copains mais il peut aussi parler anglais.
Après l’école, il fait du hockey sur glace, du ski du bobsleigh. Il a de la chance, il vit dans un pays où il neige souvent. Parfois il fait des ballades en raquettes dans la forêt.
Voilà comment j’imagine la vie d’un jeune Québécois

« Quelques arpents de neige »
Après la fin de la guerre de la Conquête, le Traité de Paris de 1763 confirme la cession de la Nouvelle-France à l’Angleterre. Il sera toujours reproché à la France d’avoir renoncé trop vite au Canada. Voltaire, lui-même, écrit : « Vous savez que ces deux nations (France, Angleterre) sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada et qu’elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada vaut » (Voltaire, « Candide » 1759/1960) : Romans et contes. Paris : Garnier, p. 199)



Québec: les lois d’une longue reconquête
 
Le Québec s’est illustré par sa lutte exemplaire pour la survie du français face à l’anglo-américain. En 1997, à Montréal, une exposition sur Astérix a battu tous les records d’affluence. Qui mieux que l’irréductible Gaulois, en effet, peut incarner l’esprit de résistance du peuple québécois ? Depuis 1969, le Canada est un pays officiellement bilingue. Aujourd’hui, la permanence de la culture francophone dans la Belle Province est une réalité acceptée.

On y parle de « joke », de « fun » et de « feeling », mais un « hot dog » s’appelle un « chien chaud steamé » et un « happy hour » un « cinq à sept ». Dans les restaurants et les cafés, les convives « zappent » dans une même phrase du français à l’anglais, sans pour autant cesser d’être de fidèles partisans de la « loi 101 » qui impose le français comme langue d’usage et d’affichage. Cette étrange planète s’appelle le Québec.

Depuis la défaite des soldats de la Nouvelle France sur les tristement célèbres Plaines d’Abraham en 1759, ses fils et ses filles, de génération en génération, « surfent » en français sur la déferlante anglophone. Ces Nord-Américains de langue française (25% de la population canadienne) comptent près de trois siècles de résistance linguistique, et, faut-il ajouter, religieuse.

Car, après la défaite contre les anglais en 1759, la communauté francophone du Québec n’aurait pas survécu culturellement sans l’engagement de ses hommes d’église. Ceux-ci ont obtenu du vainqueur britannique le maintien du catholicisme dans « la Belle Province » et par conséquent le monopole d’une éducation en langue française. Aujourd’hui, la permanence de la culture francophone au Québec est une réalité généralement acceptée. Le jeune ministre québécois de l’Immigration, André Boisclair, appelle cela le « fait français ».

Le Canada est officiellement un pays bilingue : en 1969, le Premier ministre Pierre Trudeau a imposé le bilinguisme à l’ensemble de la fédération canadienne, érigeant la dualité des langues anglaise et française en principe politique durable. Au Québec, c’est autour du bilinguisme que s’est organisée, dans les années 60, la lutte pour l’indépendance politique. La francophonie québécoise est indissociable de la revendication identitaire d’une nation.

Une exposition a battu en 1997 tous les records d’affluence au Musée d’art contemporain de Montréal : son héros, Astérix. Nuls mieux que les Québécois francophones pouvaient se reconnaître dans l’irréductible petit Gaulois qui tient tête à l’envahisseur. Car durant près de trois siècles – et la bataille n’est pas finie – les descendants des « fils » et des « filles » du « Roy » n’ont pas cessé de défendre leur culture et leur langue dans une « mer » anglophone et hostile.

Certes le français était toléré « à la maison », mais les rouages économiques de la province étant aux mains des anglophones, les francophones étaient systématiquement écartés des postes à responsabilité exigeant l’usage de l’anglais. « Nous n’étions que des citoyens de seconde classe », rappelle Gérard Claveau, dirigeant du Bloc québécois de Chicoutimi, au nord-ouest de Québec. « Le contrat de travail de ma mère était rédigé en anglais, on l’a forcée à parler anglais », se souvient Carole Lavoie, 42 ans, militante indépendantiste, qui ajoute : « Le syndicalisme au Québec s’est créé à partir de la langue dans les années 60-70. »

  1. Quelle est la part de francophones au Canada?
  2. Que désigne l'expression « la Belle Province »?
  3. Quelle religion les Britanniques auraient-ils pu vouloir imposer dans leurs colonies?
  4. Qu'est-ce que « le fait français »?
  5. Quelle est la langue officielle du Canada?
  6. Qui est Astérix?
  7. Qui sont les « descendants des fils et des filles du Roy »? Pourquoi sont-ils appelés comme cela?
  8. En quoi le problème linguistique a-t-il contribué au développement du syndicalisme québécois?

La révolution tranquille
 
Si la reconquête linguistique a démarré avec le mouvement ouvrier, « c’est le parti québécois qui a fait revivre le français », insiste Gérard Claveau. Certes la « révolution tranquille » du premier ministre libéral Jean Lesage, qui en nationalisant au début des années 70 les principales industries de la province a redonné leur patrimoine aux Québécois, avait déjà ouvert la voie vers la « refrancisation » de la Belle Province.

Mais c’est l’arrivée au pouvoir en 1977 du Parti québécois, avec à sa tête René Lévesque qui va définitivement redonner au français sa prééminence. Grâce à un arsenal législatif dont le pivot est la « Charte de la langue française ». Voici les principaux jalons historiques qui ont permis au Québec de réaffirmer sa spécificité francophone :

En 1969, la Loi 93 : « Loi pour promouvoir la langue française au Québec », instituant notamment l’enseignement obligatoire du français, langue d’usage, dans le réseau scolaire anglophone.

En 1974, la Loi 22 : « Loi sur la langue officielle ». Impose l’usage du français dans l’affichage public ; oblige les entreprises qui veulent traiter avec l’État à appliquer des programmes de francisation. Priorité est accordée au texte français des lois.

En 1977, la Loi 101 : « Charte de la langue française ». Impose l’usage exclusif du français dans l’affichage public et la publicité commerciale. Etend les programmes de francisation à toutes les entreprises employant 50 personnes et plus. Restreint l’accès à l’école anglaise aux seuls enfants dont l’un des parents a reçu son enseignement primaire en anglais au Québec ; seule la version française des lois est officielle.
 
En outre, la Charte a donné lieu à la création de quatre organismes : l’Office de la langue française, le Conseil de la langue française, la Commission de protection de la langue française et la Commission de la toponymie.
  1. Par qui et comment la Révolution tranquille a-t-elle été menée?  Que signifie le terme « refrancisation »?
  2. Qui est René Lévesque? Quelle a été sa principale action?
  3. Quelle est la loi la plus importante des trois? Quels sont ses principaux points?
  4. Quelle peut être l'activité de la Commission de la toponymie?
1997, Le Figaro, Revue de la Presse, supplément thématique, 2000, p. 26-27.
 
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