A la découverte du Québec (ppt)

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Raquetteur / Raquetteuse /Raquette

La raquette est un objet que l'on chausse pour se déplacer plus facilement sur la neige épaisse. Il existe des tournois de « balle-molle » qui se jouent avec des raquettes aux pieds.

Personne qui, professionnellement ou non, pratique le sport de la raquette à neige.

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Chez nous la raquette fait partie des activités hivernales. Avec les années, les sports de glisse lui ont fait perdre de sa popularité. Mais, pour une marche dans les sous-bois, une randonnée en forêt, pour se déplacer dans la neige épaisse, elle devient indispensable. Et, elle a toute une histoire ! Je vous raconte, bien succintement, ses origines, sa fabrication et la place qu'elle a occupée dans notre petite histoire du Canada...

La raquette était un moyen de transport connu de toutes les tribus indiennes de notre pays. La neige a forcé tous les Indiens à chausser la raquette en hiver. Seuls les Esquimaux et les Indiens de la côte du Pacifique ne l'utilisaient pas.

Plus tard, les coureurs des bois, les trappeurs et les colons ont adopté ce moyen de transport pour pouvoir se déplacer rapidement et avec plus d'aisance sur la neige.

Tous les adultes de la jeune colonie ont chaussé la raquette, qui, pour aller lever un "collet", qui, pour se rendre chez le voisin, chez le seigneur ou à l'église.

Certains parcouraient sans trop de fatigue des dizaines de lieues...

( © Avec l'aimable autorisation de Bibiane Grenier)

  1. Qu'est ce qu'une raquette? Pourquoi est-elle ainsi appelée?

  1. Qu'est ce que le sport de la raquette à neige?

  1. Quels sports sont compris dans les sports de glisse?

  1. Pourquoi et par qui les raquettes sont-elles utilisées? Quel est leur intérêt?

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À la fin du XIXe siècle au Canada français, les bourgeois développent un intérêt soutenu pour la raquette qui devient un véritable sport d'hiver. Jadis un moyen de transport des Amérindiens qu'avaient repris les paysans, la raquette à neige donne lieu dans les années 1850 à 1900 à la création dans les villes de nombreux clubs de raquetteurs avec leur propre couleur, à l'organisation de fêtes, de marathons et de courses où se révèlent des champions. Ces clubs ont ensuite perdu de leur popularité au début du XXe siècle avec l'arrivée de nouveaux sports d'hiver (hockey, ski, patin).

Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/raquetteur.html

Révolution tranquille

«L'expression Quiet Révolution, employée pour la première fois par un journaliste du quotidien torontois Globe and Mail pour décrire les changements amorcés au Québec après 1960, est vite reprise en français par les leaders politiques et les intellectuels et se charge d'un contenu symbolique considérable. Les nombreux auteurs qui ont écrit à ce sujet ne s'entendent ni sur la définition du vocable, ni sur la période à laquelle il s'applique.

Au sens strict, la Révolution tranquille désigne habituellement la période de réformes politiques, institutionnelles et sociales réalisées entre 1960 et 1966 par le gouvernement libéral de Jean Lesage. [...] Au sens large, l'expression est aussi utilisée pour caractériser l'ensemble des décennies 1960-1970, marquées par le triomphe du néo-libéralisme et du néo-nationalisme et par une remarquable continuité dans les orientations des divers gouvernements qui se succèdent à Québec.»

René DUROCHER, Paul-André LINTEAU, François RICARD et Jean-Claude ROBERT, Le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p. 393)

Référendum

Lors du référendum du 20 mai 1980, la majorité des Québécois se prononce à 59,6 % contre le projet de souveraineté-association. Lors du référendum de 1995, sur la question visant à donner au gouvernement de la province le pouvoir de déclarer l’indépendance du Québec, les résultats sont plus serrés, mais le non l’emporte tout de même à 49,5%.

Le régime seigneurial

(par Barbara Cuer, 2008)

Le régime seigneurial a été mis en place au Québec dès la fin du XVIIème siècle. Ce régime est réglementé par des contrats écrits. Ceux-ci peuvent être utilisés lors de procès ou de conflits. Le régime et ses règles sont ainsi entièrement officialisés.

D'après Sylvie Dépatie, il s'agit d'un régime de propriété avec une « propriété à deux niveaux ». Il existe en effet deux classes de population : les seigneurs et les censitaires. Le seigneur dispose d'un territoire que lui a accordé le roi. Afin de l'exploiter au mieux, il en distribue des parties aux censitaires qui ont la « propriété utile » du territoire. Ils ont donc le « droit de vendre, d'échanger, de léguer [les] parcelle[s] ». Mais la propriété réelle de la terre reste au seigneur qui habite sur sa terre, généralement dans un manoir. Celui-ci n'est pas forcément très somptueux, le régime seigneurial n'étant, tout du moins à ses débuts, pas forcément très rentable. Avec le temps et l'agrandissement des seigneuries et par là des parcelles exploitées, les seigneuries s'enrichissent et deviennent peu à peu très rentables.

Dans le système féodal médiéval français existe un contrat vassalique entre le seigneur et son vassal. Les deux contractants se doivent mutuellement aide et conseil. Il existe un débat autour de la question de la réciprocité du contrat entre seigneurs et censitaires au Québec. D'après Sylvie Dépatie, seul le seigneur a des droits. Le censitaire doit en effet payer beaucoup de droits. Il doit tout d'abord s'acquitter du cens, d'où lui vient son nom, cens qu'il doit payer en argent. Il est également soumis au droit de mutation (les lods et ventes), et qui sont à payer à chaque changement de propriétaire d'une terre. Enfin le droit de banalité est exercé par le seigneur sur les « infrastructures et services publics », la plus connue étant le moulin. Le seigneur a donc tout intérêt à agrandir ses terres et à y attirer le plus de censitaires possible afin de toucher le plus d'argent. L'autre différence entre le système féodal français et ce système seigneurial est l'absence de fonction militaire du seigneur au Québec. Au Moyen-Age, la fonction essentielle du seigneur était en effet de défendre la terre du roi, et c'est d'ailleurs pour ce service rendu que le seigneur avait droit à ses privilèges.

Le seigneur contrôle également la justice sur ses terres. En effet, s'il n'est pas directement juge, il paye ce dernier, d'où l'existence de forts liens entre eux. Mais le volet le plus important de la seigneurie reste quand même l'économie, les liens entre seigneurs et censitaires étant essentiellement de cette nature. En effet, la vie sociale est assurée par l'Eglise et ses paroisses.

Le problème de ce système est son côté archaïque, venant de la division de la société en deux classes inégales en droits et en richesse. Ce régime n'est plus en adéquation avec l'économie dès lors que se développe les entreprises privées. En effet, les entrepreneurs refusent de payer des droits au seigneurs pour pouvoir utiliser une terre, alors que le seigneur est totalement étranger à l'investissement fait par l'entrepreneur en question.

Le système est alors aboli en 1854. Les seigneurs bénéficient d'avantages en particulier financiers et une institution, la Cour seigneuriale est spécialement créée pour gérer le changement de système.


Sujets d'étude

1.      En quoi le régime seigneurial est-il un régime de « propriété à deux niveaux »?

2.      Quelles sont les deux différences majeures entre le système seigneurial québécois et le système féodal français?

3.      Quels sont les droits que doivent payer les censitaires?

4.      Quel est le type de système économique qui s'appuie sur le développement d'entreprises privées? Pourquoi le système seigneurial ne peut-il pas s'accomoder de celui-ci?

Cf. Champagne, André (1996): « Entretien avec Sylvie Dépatie: Contributions à l'étude du régime seigneurial canadien ». Dans: Idem, Histoire du régime français. Sillery, Québec: Septentrion: 139-151.

 
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