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Le joual
Manfred
Overmann et Sonia Lavanan (2007)
Histoire de la langue joual: Visionnement de clips (Radio-Canada) 1 8'44 /
2 9'38 / 3 4'40
Le joual est
un " parler populaire" né de la rencontre entre
le français rural et l'anglais industriel et commercial à la fin du
vingtième
siècle. Les populations
arrivant des campagnes pour chercher un emploi devaient en effet
trouver un
moyen de communication pour s'intégrer. Véritable compromis entre deux
langues,
le joual se propage très vite jusqu'aux années 60 pendant
lesquelles de
nombreuses réformes seront adoptées. Le joual reste chez les
intellectuels
un moyen d'affirmation nationale jusqu'à la fin des années 70 puis perd
sa
dimension polémique.
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Le beau parler des
citadins de la capitale et les parlers populaires des paroisses rurales
ont
toujours creusé un clivage linguistique en jetant le discrédit sur les
groupes
ruraux, notamment les paysans, éloignés de la dite capitale. Au début
du 20ème
siècle le surplus de la main d’½uvre rurale afflue vers les grandes
villes afin
de trouver un travail dans les industries dirigées en majeure partie
par les
dirigeants anglo-saxons.
C'est dans ce milieu que
la rencontre entre le français rural et l'anglais industriel et
commercial
donne naissance à "un parler populaire" qu'on appellera le joual
à
base syntaxique et lexicale tout à fait française mais auquel
s'adjoindront
pour les besoins d'une communication entre patrons et ouvriers, un
lexique, des
expressions et des tournures anglaises. (Tétu de Labsade, Françoise: Le
Québec: un pays, une culture, 1990, Montréal, Boréal, p.95).
Effectivement
le joual est souvent considéré comme un sociolecte abâtardi de la
classe
ouvrière québécoise dont résulte un cul-de-sac économique et social: un
patois
mineur qui avilit ses locuteurs face aux voisins anglophones et les
marginalise
dans le monde francophone.
Toutefois le joual se
trouve réduit à un usage exclusivement oral dû à l’isolement de la
couche
rurale des Canadiens francophones transplantés dans le contexte de la
ville,
surtout de Montréal. Comment nommer et
s’approprier alors des objets inconnus et des comportements nouveaux et
se
familiariser avec l’univers de l’industrialisation ? Le joual peut avant tout être considéré comme un parler
oral anglicisé où le vocabulaire français est de plus en plus substitué
par
l’anglais. Il servit d’abord à la communication sur le lieu de travail.
Cet enlisement dans «un
marécage du langage» technique de la bourgeoisie est un défi terrible
pour les
ruraux arrivant en ville. «Mais ici, ce fut pis encore: les choses de
l’industrie et de la ville avaient été nommées dans une langue
doublement
étrangère. Tout ce qui n’était pas rural, la machine, les grands
ensembles, les
centres de décisions se révélaient en anglais. La modernité était
anglaise. Le
français rural s’y est perdu en vains efforts. Il a pu servir encore à
exprimer
le cercle des souvenirs, des amours, de loisirs, de la colère et de la
résignation... Le joual, je parie que ce fut d’abord le compromis entre
l’héritage du vieux langage et l’étrangeté des choses nouvelles.»
(Fernand
Dumont, Revue Maintenant, 1973)
L’école publique, débordée
par une énorme population à scolariser, ne peut freiner la propagation
du joual
jusqu’à la révolution tranquille dans les années 1960 lorsque le frère
Untel
(pseudonyme de Jean-Paul Desbiens) lance un cri d’alarme dans ses
« Insolences » où il déplore la qualité de la langue parlée
et écrite
au Québec et attire ainsi l’attention sur le déficit du système
d’enseignement
dont le gouvernement Lesage fait une priorité dans ses réformes. Paul
Gérin-Lajoie, premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec, fait d'ailleurs remarquer que
l’essai « enterrait le département de l’Instruction publique
contrôlé par le clergé et remettait en cause tout le système scolaire
de l’époque. »
En même temps, les
écrivains et les intellectuels québécois se posent la question de leur
identité
culturelle et défendent le joual écrit pour manifester leur
appartenance au
« pays d’ici ». Après bien des décennies de honte pendant
lesquelles
la majorité de la population des classes ouvrières et d’agriculteurs
avait le
sentiment que leur langue n’avait pas le droit de s’afficher en public,
le
joual fait figure de symbole d’affirmation nationale par l’entremise
des pièces
de théâtre et des romans de Michel Tremblay (Les belles-soeurs), des
chansons
de Robert Charlebois, la chanson Fu-Man-Chu par exemple, des monologues
de
l’humoriste Yvon Deschamps ou encore des ouvrages de Gérald Godin,
Gérard
Bessette ou André Major. « Jacques Renaud faisait parler ses
personnages
en joual, mais écrivait le corps de son récit en français. Cela n’est
pas assez
pour Jasmin qui non seulement laisse joualiser ses héros, ce qui est
défendable, mais écrit tout son récit en joual. » (Jasmin Claude:
Jasmin
par Jasmin, p.170, dans Richesses et particularités de la langue
écrite au
Québec, Montréal ,1981, p.1407).
En opposant le joual au
français, on veut se détacher, se démarquer par rapport à l’ancien
colonisateur
et promulguer l’idée d’un Québec autonome et souverain. Ce mouvement
connaît
son apogée au moment des évènements d’octobre 1970 avec le mouvement
autonomiste et les actes terroristes. Cependant la mode du joual écrit
ne
perdure qu’une dizaine d’années. Depuis la loi 101 en 1977, le français
a
acquis le statut de la langue officielle du Québec et le joual ne peut
être
considéré comme une alternative à l’utilisation de la langue française.
Néanmoins il reste très présent en tant qu’expression populaire dans
certains
milieux et a perdu sa dimension polémique et essentiellement négative:
« Le joual est une
sous-langue : il est, par nature, confusion,
appauvrissement, privation désagrégation. Le joual, c’est le français
parlé par
un groupe linguistique dont la langue maternelle est gravement ébranlée
par la
proximité et la pression d’une langue étrangère, l’anglais. (…) Le
joual, c’est
le français ébranlé non seulement dans son articulation et son
vocabulaire mais
aussi, mais surtout dans sa syntaxe. » (Chamberland, P, 1967, Les
Lettres nouvelles, dans : Holler, R, 1967, Canada,
Paris :
Edition du Seuil, p. 183 - Cf. aussi Le Trésor de la Langue Française
informatisé : http://atilf.atilf.fr/)
LEXIQUE :
abâtardi: dégénéré
affluer: augmenter,
abonder, arriver en masse.
apogée: le paroxysme.
ant.= son plus bas niveau.
approprier (s'): usurper la
propriété de quelque chose.
avilir: dévaluer, humilier, dégrader.
citadin: ant.= campagnard, rural, villageois,
paysan.
creuser un clivage : agrandir la
différence.
CUL DE
SAC :
une impasse.
débordé : être dépassé par
quelque chose que l’on ne peut plus contrôler.
défi: un challenge.
détacher (se): prendre de la
distance par rapport à quelque chose ou à quelqu’un.
éloigné: retiré. ant =
avoisinant.
enlisement: engluement.
freiner: diminuer, ralentir.
héritage: legs. Ce que quelqu'un laisse à son
héritier dans son testament.
jeter le discrédit: nuire à quelqu'un
ou quelque chose, décrier.
locuteur: l'émetteur, le
parlant. ant. = l'auditeur.
main-d'oeuvre: l'ensemble des
ouvriers de tel ou tel métier.
marécage: marais; Étendue de
terre saturée d'eau pendant la plus grande partie de l'année.
marginaliser: mettre à l'écart.
parier: jouer, miser.
Sujets d'étude
- Pourquoi les groupes ruraux
sont ils arrivés en masse dans la capitale
? Comment a-t-on appelé ce phénomène?
- Le joual se compose de
plusieurs "langues". Quelles sont-elles ?
- Pourquoi a-t-on ressenti le
besoin de créer une nouvelle langue ?
- Comment cette nouvelle langue
est elle perçue ?
- Dans quelle mesure les
groupes ruraux ont ils été confrontés à une langue "doublement
étrangère" ?
- A quoi servait le français
face à cette prédominance de l'anglais ?
- L'école publique a-t- elle
permis d'endiguer la propagation du joual ?
- Que reproche le frère Untel
dans les années 60 ?
- Quel rôle ont joué les
intellectuels dans la diffusion et le maintien du joual ?
- Quel nouveau
rôle a alors eu le joual ?
- Quels écrivains ont par
exemple pris certaines initiatives concernant cette nouvelle langue?
- A quelle langue le joual a-t-
elle été opposée ? Dans quel(s) but(s) ?
- Comment ce mouvement a-t-il
évolué ?
- Quel rôle a joué la loi 101
dans la diffusion du joual ?
- Quelle place occupe-t-il dans
la société contemporaine ?
QCM
1. Par qui la majorité des
industries étaient elles dirigées ?
A les anglo-saxons
B les Français
C es Canadiens
2. Le joual est un "parler
populaire" issu du mélange de:
A la langue amérindienne et le français
B l'anglais et la langue amérindienne
C l'anglais et le français
3. La « révolution
tranquille » a eu pour conséquence :
A une propagation du joual
B la déclaration du français comme
langue
officielle
C la mise en place de réformes
concernant le
système scolaire
4. Le joual est considéré par les
intellectuels :
A comme un frein à la construction d'une
nation
moderne
B comme un facteur d'affirmation
identitaire
C comme un dialecte mineur
5. Le mouvement en faveur du joual
connut son paroxysme :
A avec la Révolution tranquille dans les
années
60
B avec les moments d'octobre 1970
C avec la loi 101 en 1977
6. La loi 101 a permis:
A de faire du français la langue officielle
B de faire du joual, la seconde
langue parlée
au Québec
C de faire de l'anglais la langue
officielle
*Le texte du livre Les
insolences
du Frère Untel de Jean-Paul Desbiens (1927-2006), paru en 1960, a
été
reproduit sous forme d’un document
en version numérique par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie
au Cégep
de Chicoutimi et est téléchargeable en format word, pdf et rtf.
Extrait de la page 16-17 :
Le 21 octobre 1959, André
Laurendeau publiait une Actualité dans Le Devoir, où il qualifiait le
parler
des écoliers canadiens-français de "parler joual". C'est donc lui, et
non pas moi, qui a inventé ce nom. Le nom est d'ailleurs fort bien
choisi. Il y
a proportion entre la chose et le nom qui la désigne. Le mot est odieux
et la
chose est odieuse. Le mot joual est une espèce de description ramassée
de ce
que c'est que le parler joual : parler joual, c'est précisément
dire joual
au lieu de cheval. C'est parler comme on peut supposer que les chevaux
parleraient s'ils n'avaient pas déjà opté pour le silence et le sourire
de
Fernandel.
Nos élèves parlent joual,
écrivent joual et ne veulent pas parler ni écrire
autrement. Le joual est leur langue. Les choses se sont détériorées à
tel point
qu'ils ne savent même plus déceler une faute qu'on leur pointe du bout
du
crayon en circulant entre les bureaux. "L'homme que je parle" -
"nous allons se déshabiller" - etc... ne les hérisse pas. Cela leur
semble
même élégant. Pour les fautes d'orthographe, c'est un peu
différent ; si
on leur signale du bout du crayon une faute d'accord ou l'omission d'un
s, ils
savent encore identifier la faute. Le vice est donc profond : il
est au
niveau de la syntaxe. Il est aussi au niveau de la prononciation :
sur
vingt élèves à qui vous demandez leur nom, au début d'une classe, il ne
s'en
trouvera pas plus de deux ou trois dont vous saisirez le nom du premier
coup.
Vous devrez faire répéter les autres. Ils disent leur nom comme on
avoue une
impureté.
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Quelques commentaires actuels
(18 et 19 avril 2007)
http://quebecjoual.wordpress.com/ - blog
http://fr.wordpress.com/tag/joual/
Un accent, ce n’est pas
qu’un accent…
On se
voit tous les jours dans la glace, mais on ne s’entend pas parler. Une
grande
partie de ce que l’on dévoile aux autres par la parole demeure pour
nous
cachée. Ce qui explique sans doute le malaise ressenti par les
Québécois
lorsque les Français se moquent de leur accent. Chacun peut voir la
couleur de sa
peau, savoir s’il est moche ou s’il est beau, mais ce sont les autres
qui nous
apprennent que l’on chante faux…
De
passage au Québec, l’acteur français Gad Elmaleh expliquait ainsi son
approche
pour reproduire l’accent québécois : Gad Elmaleh
Critiquer
un accent, c’est aussi critiquer une mentalité, une culture : une façon
d’être
et de ressentir. C’est forcément indécent, mais c’est parfois
nécessaire
La honte…
Un
sentiment qui habite la plupart d’entre-nous et qui est sans doute à
l’origine
de la susceptibilité légendaire des Québécois. Et quelle en est la
cause? Sur
cette question personne ne s’entend.
Certains
déplorent que le Québec ne soit pas un pays, d’autres souffrent de
parler une
langue abâtardie, d’autres encore regrettent de ne pas être Américain
et de ne
pas parler anglais comme tout le monde. Même ceux que le fait d’être
Canadien
contentait n’arrivent plus à relever la tête : un demi-siècle de
nationalisme
tranquille ayant fini par miner leur crédibilité.
Mais
enfin, quelques soient les motifs invoqués, nous sommes tous plus ou
moins
honteux d’être Québécois! En fait, c’est peut-être la seule chose qui
nous unit
encore… Nous sommes les Honteux-Unis d’Amérique!
Le joual ne tolère pas la
présence
du français
Coupée
de ses racines, une plante ne peut pousser. Toutes les difficultés
d’expression
des Québécois proviennent de leur rejet du français.
« Je suis né de parents
français...Étant en étroite
relation avec mes parents j’avais donc un fort accent français. Et puis
vint le
temps ou je dû commencer à aller à l’école… Dès ma troisième année, à
force de
‘maudit français sale’ et de coups de poing sur la gueule et
d’humiliations
infligées autant par mes compagnons de classe que par mes professeurs…
je n’ai
eu d’autre choix que d’apprendre à parler joual.
(Cas rare mais qui
révèle des préjugés
profondément ancrés)
Le
joual est la langue de l’insécurité et du repli sur soi. Le racisme
anti-français est l’expression de cette insécurité. Les traits
culturels des
immigrants français, souvent appréciés à la première génération, ne le
sont
plus tolérés dès la deuxième. C’est alors que le joual s’impose : à
coups de
hache s’il le faut…
Quant
aux Québécois qui font des efforts pour « bien parler », ils doivent
littéralement se battre pour imposer une langue que tout le monde
réprouve,
d’où un style hypercorrigé qui les rend souvent ridicules.
Les cousins canadiens
valent-ils mieux que les
maudits Français?
Pourquoi
les Français se foutent de notre gueule quand on l’ouvre?
Question difficile et qui fait plus mal qu’on croit…
En
France, j’ai été irrité de voir des compatriotes si souvent traités
comme des «
péquenots ». Mais quand je les voyais, impuissants, à la merci de
toutes les «
mauvaises langues », incapables de réagir et de se défendre, je me
demandais vraiment
qui blâmer. Là-bas, quand la bienveillance ou la complaisance ne sont
pas au
rendez-vous, on nous tire comme des pigeons et, mis à part quelques
exceptions
que l’on peut compter sur les doigts de la main, rares sont ceux qui se
montrent suffisamment articulés pour discuter sur un pied d’égalité
avec nos «
cousins européens ».
Mais
au fait c’est vrai, pourquoi les Français se foutent de notre gueule
quand on
l’ouvre ? Parce que les Français sont méchants? Sans doute! C’est
connu, les
Français sont méchants. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’on les
appelle «
maudits Français ». Nous, par contre, on est gentil. C’est pourquoi les
Français nous appellent « cousins canadiens », parce qu’un cousin, ça
aussi
tout le monde le sait, c’est forcément gentil…
L’insolence
de nos cousins est bien connue. Or, les Québécois ignorent souvent à
quel point
ils peuvent être « baveux ». Eh oui! C’est sans doute dans leurs
défauts que
chacun a du mal à admettre que les deux peuples se ressemblent le plus.
« L’accent canadien est moche
et nul à chier »
(Célèbre animateur français)
Une
bonne insulte possède toujours un fond de vérité. C’est évident. Pour
blesser,
il faut viser juste : « faut frapper là où ça fait mal ». Notre langue
n’est
pas toujours belle, quoiqu’en dise Yves Duteil.
Le Joual : une langue
qui bégaie
Quand le Français hésite, le
Québécois tâtonne!
Bien sûr, chacun réfléchit à ce qu’il veut dire, mais le Québécois se
demande
aussi comment le dire! Et la plupart du temps, il ne trouve pas de
réponse claire
à sa question… Pourquoi? Parce qu’il hésite sans le savoir entre deux
langues :
le joual, le patois courant; et le français, langue de l’écrit, qu’il
ne
maîtrise pas à l’oral. En outre, indépendamment de ses connaissances
linguistiques, il sait que s’il parle « trop bien », il risque
d’attirer sur
lui l’hostilité et l’incompréhension de ses compatriotes. Molière peut
aller se
rhabiller : le « vrai monde » veut qu’on lui dise « les vrais affaires
» dans
la langue de Tremblay!
Parler
français, pour la plupart d’entre nous, équivaut à « châtier son
langage »,
c’est-à-dire à perdre son naturel. En public et dans toutes les
situations où
il faut « bien parler », nombreux parmi nous sont ceux qui ne peuvent
compléter
la moindre phrase sans butter sans arrêt sur les mots. On observe alors
une
sorte de bégaiement apparaissant constamment sur le déterminant
précédant le «
mot mystère ». Ainsi, on entend « des, des, des… pommes de terre » ou
bien «
la, la, la… gravité universelle ». Cette habitude est si répandue que
l’on ne
l’entend même plus. Seuls les étrangers remarquent ces défaillances qui
donnent
de nous l’image d’un peuple bègue.
Questions sur les commentaires
du forum de discussion
1. Quelle
image l'acteur Gad Elmaleh utilise-t- il pour
décrire le malaise que les gens parlant le joual ressentent ? Dans quelle mesure la critique du joual peut
elle être comparée avec le rejet de la culture québécoise ?
2. Quelles raisons diverses sont évoquées pour justifier
cette "honte d'être québécois"?
3. Dans quelle mesure le joual peut il être
facteur de
rejet et de repli communautaire ? A
quelles dérives conduit ce repli communautaire ?
4. Quel
rapport franco-canadien est mis ici en évidence ?
5.Quelles
différences entre le québécois et le français
sont évoquées ?
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