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Au Québec, les immigrants font la différence

Word

Au Québec, le nombre des francophones (tout comme celui des anglophones) est en recul, alors que le nombre des allophones (personnes parlant une langue maternelle « tierce ») est en progression. Ces derniers regroupent notamment les immigrants africains, asiatiques et latino-américains de la Belle-Province.
Linguistiquement, ceux-ci préfèrent l’anglais au français. Politiquement, ils penchent pour les idées fédéralistes du Parti libéral plutôt que pour les idées indépendantistes du Parti québécois.

Exercice à trous
Remettez les phrases dans le bon ordre

Arlindo Vieira avait 21 ans lorsqu’il est arrivé au Québec. Il fuyait la dictature de Salazar et la guerre coloniale en Angola. « J’ai eu la chance de faire mes études au petit séminaire, qui était la seule forme d’accès à l’enseignement pour les jeunes issus des milieux modestes. Or le français était la première langue étrangère que l’on y apprenait. » Serveur le jour, étudiant en droit la nuit, Arlindo est devenu, en 1980, le premier avocat d’origine portugaise du Québec. Ancien vice-président du Parti québécois de Montréal, il est depuis trois ans président du Conseil des communautés.

Bernard, d’origine polonaise, se souvient avec émotion avoir fait sa communion solennelle en présence du cardinal Wojtyla, devenu Jean-Paul II. Bernard a quitté Cracovie dès que les portes de la Pologne se sont entrouvertes. Après un détour par l’Allemagne, il a émigré au Canada. Après des « petits boulots », il a obtenu un BTS d’électricien. il dit se sentir bien au Québec, « même si le discours nationaliste est omniprésent et si le passage par le français est quasiment obligatoire pour trouver du travail ».


L’histoire du Québec et la bataille pour la survie de la langue française sont intimement liées à la venue des immigrants qui, au fil des siècles, ont conquis et peuplé cette province. La chute de la natalité conjuguée au mouvement féministe a obligé le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard à mettre en œuvre une politique offensive an matière d’immigration. Le but non avoué étant de favoriser une arrivée massive en provenance de pays francophones. Lors du recensement de 1996, la proportion des immigrants dans la population québécoise (7 millions) se chiffrait à 9,4%. Mais entre 1991 et 1996, cette immigration a connu une progression de 12%. Depuis 1991, on observe, parallèlement au maintien du nombre d’immigrants européens une croissance considérable du nombre d’immigrants originaires d’Afrique (35%), d’Asie (28%) ou d’Amérique (16%).


La région métropolitaine de Montréal est un exemple extrême de cette diversité ethnique, puisque 40% de ses habitants ne sont ni de souche française ni de souche britannique et qu’elle concentre à elle seule 88% de l’ensemble de la population immigrée du Québec. C’est dire l’importance que prennent ces nouveaux électeurs lorsqu’un scrutin se joue à quelques milliers de voix près, comme ce fut le cas lors du dernier référendum indépendantiste de 1995. Or il s’avère que l’origine de ces nouveaux venus et le choix linguistique qu’ils effectuent à leur arrivée sont des facteurs déterminants de leur orientation politique.


« Entre le pro et les anti-indépendantistes. Le critère principal, c’est la langue », reconnaît Arlindo Vieira. « Les francophones ou ceux qui le sont devenus sont plutôt souverainistes. Les Latino-Américains choisissent systématiquement le français et c’est dans ce groupe que l’on note le plus fort taux d’adhésion au Parti québécois et au « oui »; même phénomène chez les Haïtiens et les Portugais. »


En revanche
, la communauté italienne compte une forte majorité d’anglophones. « Cela correspond à la date de leur arrivée, explique Arlindo Vieira. Á l’époque, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’économie était tenue par les Anglais. Les Italiens se sont tout naturellement rapprochés de la communauté la plus riche. »

A cela, poursuit-il, s’est ajouté « un réflexe de repli de la communauté francophone pour éviter de se laisser contaminer. Surtout par le biais des écoles qui étaient confessionnelles jusqu’à l’année dernière. Les anglophones protestants, plus pragmatiques, ont largement ouvert leurs établissements scolaires aux minorités allophones ». L’autre révolution, c’est la loi « 101 » qui a renversé la tendance. Aujourd’hui, les enfants de la loi « 101 » sont des « mutants ». Contraints d’apprendre le français, ils sont restés anglophones pour la plupart ...


Françoise Lepeltier
,  Le Figaro 27.11.1998.
Revue de la Presse, supplément thématique 2000, p. 28.


Questions à choix multiple

Sujets d'étude:
1) Expliquez
    a) la différence entre les personnes francophones et allophones
    b) l'évolution des deux communautés linguistiques
    c) les préférences plitiques et langagières des deux communautés
    d) la provenance des immigrants
2) Dressez le portrait de
    a) Arlindo Vieira
    b) Bernard
3) Pourquoi le Québec est une terre d'immigration et quels sont les problèmes démographiques actuels?
4) a) Quel est le pourcentage des habitants de Montréal qui ne sont ni de souche française ni de souche britannique?
    b) Quel est le pourcentage des immigrants du Québec qui vivent à Montréal?
5) Pourquoi au Québec "les immigrants font la différence" (cf. le titre)?
6) Quel rôle la langue joue-t-elle parmi les immigrés dans le choix de leur "camp politique"?
    a) Les francophones, les Latino-Américains, les _ _ _ _ _ _ _ _  et les _ _ _ _ _ _ _ _ _ ....................
    b) Les italiens .....
    c) les anglophones protestants .....
7) Quel impacte la "loi 101" a-t-elle eu sur l'evolution de la langue québécoise?


L'immigration au Québec : une tradition plusieurs fois centenaire

L'histoire de l'immigration au Québec témoigne de façon éloquente de la capacité d'accueil et de la tradition d'ouverture et de tolérance du peuple québécois. Les Français ont été les premiers à coloniser le Québec, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Entre 1608 et 1763, environ 10 000 d'entre eux se sont établis en Nouvelle-France, dans la vallée du Saint-Laurent. Vers 1780, des Loyalistes, fidèles à la Couronne britannique, ont quitté les États-Unis après la guerre de l'Indépendance pour s'installer au Québec. De nombreux Irlandais s'y établirent aussi au milieu du XIXe siècle.

De 1880 à 1930, le Québec accueille notamment des Allemands, des Polonais, des Irlandais, des Hongrois et des Ukrainiens. De nombreux Juifs et des Italiens s'installent aussi sur le territoire québécois au cours de cette période. Après la Seconde Guerre mondiale, les groupes les plus importants sont les Italiens, les Britanniques, les Grecs et les Portugais. Au début des années 1960, l'immigration, encore majoritairement européenne, se diversifiera avec des communautés provenant de l'Asie.

Avec les années 1970, le Québec accueille des personnes immigrantes provenant surtout de l'Europe, de l'Asie, des Caraïbes et des Bermudes. Les immigrants provenant de l'Asie sont les groupes les plus populeux à partir des années 1980. Les années 1990 confirment cette tendance : l'immigration provient majoritairement de l'Asie, suivie par celle venant d'Europe, des Amériques et de l'Afrique. En 2001, les trois premiers pays de naissance des immigrants sont la Chine, le Maroc et la France.

En optant pour une politique d'immigration permanente, le gouvernement québécois s'est doté de critères de sélection des immigrants basés notamment sur la connaissance du français et de l'anglais, la scolarité, l'âge et l'expérience professionnelle. Le Québec a énormément bénéficié de la longue tradition de l'immigration. Grâce à ses apports, l'immigration contribue à faire de la société québécoise une collectivité diversifiée et ouverte sur le monde.

Source : Portraits du Québec, Sainte-Foy, Les Publications du Québec, 2003, p.13



Témoignage d'un immigrant


Note: Ce texte etait passé sur la Mailling liste en octobre 1999. Merci de ne pas faire attention aux noms cités ect..

Bonjour a tous,

Je viens d'arrivé dans la belle province, pour deux ans, afin de faire un stage, dit "post-doctoral", d'etude en biologie.
Je suis à Montréal depuis 3 semaines maintenant et comme ça, en première impression, c'est vraiment bien. Bien sûr, le pays n'est pas idyllique, mais je ne suis pas déçu. Ça vaut vraiment le coup de se battre pour venir passer un moment de sa vie ici, ou plus pour certain. Bien sûr, c'est l'"Amérique" avec les rêves de gosses qui s'y rattachent, et c'est aussi les difficultés voire les désillusions en ce qui concerne le capitalisme, et les gens qui sont comme partout, ni meilleurs, ni moins bons. Enfin, j'ai peut-être encore plein d'illusions et je n'ai pas encore connu les rigueurs de l'embauche ici (dixit vivy), ou celles de l'hivers..., mais ce me semble être bien agréable d'y vivre.


Je suis arrivé au Québec par le biais d'une embauche en tant que "travailleur hautement qualifié" - ce n'est pas moi qui le dit, c'est le statut officiel pour mon genre d'emploi. Comme vous pouvez vous en doutez, ça facilite grandement les démarches auprès de l'ambassade. Une fois que j'ai reçu le Fax de mon futur employé, je n'ai eu qu'à dépenser 600 F (+-100E) à l'ambassade du Canada à Paris pour avoir mon visa de travailleur temporaire 1 mois ½ plus tard.
J'envisageais de venir avec ma blonde, mais pour qu'elle puisse ne pas être seulement une "touriste en visite", être seulement "conjoint" (comme c'est écrit dans certains papiers) ne suffit pas. Il faut une preuve officielle de notre union... Cela a un peu précipité notre mariage, il est vrai, mais c'est ainsi que vont les choses et c'est ainsi que le bonheur d'être là n'est pas arrivé seul...
Il paraît que maintenant il est possible qu'elle obtienne rapidement un permis de travail ou d'étude, si (ou quand) elle aura soit une offre d'emploi soit une autorisation d'inscription à une université.

A ce propos, là où j'ai trouvé que les renseignements étaient le mieux donnés - le plus clairement et le mieux informé - c'est au service d'Immigration du Québec et au service d'Immigration du Canada, à Montréal, et non à Paris. En France, je suppose que les personnes de l'ambassade sont débordées, et ils sont beaucoup moins disponibles pour répondre au cas par cas. Ils ne sont pas toujours, non plus, au courant de toutes les possibilités offertes aux personnes qui veulent venir. Peut-être cela vaut-il le coup de téléphoner directement à Montréal, plutôt que de passer des heures au téléphone en France à écouter la voix d'un répondeur automatique qui dit de ne pas quitter pour garder sa place dans l'ordre des appels. Surtout si on a un cas particulier à soumettre et que les renseignements qu'on a pu obtenir jusque là sont plutôt confus.


Je suis donc parti en premier, et bien sur la première chose que j'avais à faire c'était de trouver un logement.

Là je dois dire pour Michelle et ceux qui envisagent d'arriver sans adresse comme moi, que ce n'est pas aussi facile que c'est décrit parfois dans les livres.
Je suis arrivé après l'echange des baux (en juillet) et après la rentrée unversitaire (1 septembre), alors il ne reste plus que des appartements hors de prix ou des chambres a louer. Coup de chance, j'ai pu être logé en attendant, là où je travaille, mais quand j'integrerai enfin mon appartement, ça fera tout de même un mois de recherche et d'attente.
Les recherches ne sont pas faciles, car dès que les petites annonces parraissent dans le journal gratuit, où il y a le plus d'annonces ("Voir") du vendredi soir, tous les appartements valables sont déjà louer. Ça m'a fait le coup deux semaines de suite...
Si on veut avoir une chance de trouver quelquechose à un endroit précis, je pense que la meilleure stratégie consiste à se ballader dans les rues et à repérer les petites annonces affichées sur les portes. Mais ce n'est pas possibles tout le temps et j'imagine que c'est mission impossible par les froids d'hivers... Il vaut donc mieux prendre ses précautions un peu à l'avance, si on veut trouver rapidement un logement.
Après m'être acheté un vélo d'occasion pour courir la ville plus aisément, j'ai fini par trouver un 3½ (1 chambre et salon/cuisine) semi-meublé (réfrigérateur+poële=cuisinière) assez grand a 450$ tout compris (electricite itou), dans un quartier plutot sympa (au Nord du Plateau a Montreal)


Quant à ma femme, elle me rejoindra en janvier pour le nouvel an. Je cherche donc maintenant un job pour elle...
C'est là que commence les difficultés. Son métier en France c'est la masso-kinésithérapie. L'équivalent ici c'est la physiothérapie, mais c'est une profession que l'on ne peut pas exercer si l'on a pas l'aval de l'Ordre professionnel. Il lui faut donc passer des équivalences et probablement retourner à l'école 1 an. Ce n'est pas un problème en soi, mais pour cela il faut que l'Ordre examine son dossier scolaire, ce qui coûte tout de même environ 1000$ (si mes renseignements sont exactes ?), pour qu'il indique simplement quel genre d'études reprendre...


Je suppose que les emplois sont aussi difficiles à trouver qu'en France , mais bon qui n'essaie rien, n'a rien...

Au plaisir de vous lire,

Eric
 
Le système d'enseignement Imprimer Envoyer
L'éducation au Québec




Contexte
 
Un vaste territoire
 

Près de 7,5 millions de personnes vivent au Québec, vaste péninsule continentale dont la superficie (1,7 million de km2) équivaut à trois fois celle de la France ou cinq fois celle du Japon. Recouvert en grande partie par la forêt boréale, parsemé de milliers de lacs et de rivières, le Québec est traversé d'ouest en est par le fleuve Saint-Laurent, l'une des plus grandes voies navigables au monde et le principal axe fluvial du continent nord-américain. Environ 80 p.100 de la population québécoise vit le long de la vallée du Saint-Laurent. C'est là que se trouvent Montréal, la métropole, dont l'agglomération regroupe près de la moitié de la population du Québec, et la ville de Québec, capitale nationale, qui, avec sa banlieue, compte environ 700 000 habitants.

 

Les gens du pays

D'abord occupé par une population autochtone, le Québec a successivement accueilli des arrivants de France, des îles Britanniques, puis d'un nombre toujours croissant de pays. Le Québec reçoit plus de 25 000 nouveaux arrivants par année. Une centaine de communautés culturelles, concentrées surtout dans la région de Montréal, forment environ 9 p. 100 de sa population.


Le français est la langue officielle du Québec. Pour 83 p. 100 de la population, le français est la langue parlée à la maison, tandis que 11 p.100 parlent l'anglais et 6 p. 100, une autre langue. La moitié de la population active parle le français et l'anglais et 16 p. 100 parlent couramment une troisième langue, principalement l'italien, l'espagnol ou le grec. La plupart des onze nations autochtones utilisent leur langue maternelle et ont le français ou l'anglais comme langue seconde.

Le français, langue d'enseignement

Au Québec, la plupart des établissements dispensent l'enseignement en français.

 

Conformément à la Charte de la langue française, l'enseignement se donne en français dans les classes maternelles et dans les écoles primaires et secondaires. Cependant, des élèves peuvent žêtre admis à l'école anglophone s'ils remplissent les exigences prescrites par la Charte. Ces élèves comptent pour environ 10 o. 100 de l'effectif des écoles primaires et secondaires su Québec. Les étudiants et étudiantes du collégial et de l'université peuvent quant à eux, choisir de fréquenter un établissement francophone ou anglophone.

Une compétence exclusive du Québec

 

Le Québec est l'un des treize membres de la fédération canadienne, une monarchie constitutionnelle de type britannique. En vertu de la Constitution canadienne de 1867, le Québec, comme les autres provinces et les territoires, a le pouvoir exclusif d'adopter des lois en matière d'éducation. Il n'y a pas de ministère fédéral de l'Éducation, mais uniquement des ministères provinciaux et territoriaux. Au Québec, c'est le ministère de l'Éducation qui est l'instance gouvernementale chargée de favoriser l'accès à l'éducation. Il veille aussi à harmoniser les orientations et les activités des milieux de l'éducation avec l'ensemble des politiques gouvernementales et en fonction des besoins économiques, sociaux et culturels de la société québécoise. Le système d'éducation du Québec repose sur un partage de responsabilités entre le gouvernement, les universités, les collèges, les commissions scolaires et les écoles
Le Conseil des ministres de l'éducation (Canada), créé en 1967, permet aux ministres de l'Éducation des provinces et des territoires d'agir de concert dans des domaines d'intérêt commun.


Des parcours scolaires diversifiés


Le réseau de l'éducation est formé d'établissements publics et privés, francophones et anglophones. Le gouvernement du Québec engage des sommes considérables dans le secteur de l'éducation, jugé d'importance primordiale, soit 7,8 p.100 du PIB en 1998-1999, comparativement à 6,6 p. 100 en moyenne dans les autres provinces canadiennes.


L'éducation est le deuxième poste budgétaire en importance, après la santé. Le système d'éducation comporte quatre ordres d'enseignement: le primaire (y compris l'éducation préscolaire), le secondaire, le collégial et l'enseignement universitaire. Environ 1,8 million de personnes sont inscrites à l'un ou l'autre à temps plein ou à temps partiel. L'enseignement est gratuit au primaire, au secondaire et au collégial. À l'université, des droits de scolarité - relativement faibles, dans le contexte nord-américain - sont exigés.

 

L'éducation préscolaire et l'enseignement primaire


Le primaire compte six années de scolarité, divisées en trois cycles de deux ans. L'âge d'admission en première année est fixé à six ans, et la fréquentation scolaire est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans. Toutefois, la plupart des enfants entrent à l'école une année plus tôt, pour une année facultative de maternelle à temps complet. Certains enfants handicapés ou issus de milieux défavorisés peuvent également fréquenter la maternelle à mi-temps dès l'âge de quatre ans.

 

L'enseignement primaire se concentre sur les matières de base de la formation générale et favorise le développement global de l'enfant. Il vise au développement progressif de son autonomie et prépare l'entrée au secondaire. Les écoles primaires et les écoles secondaires publiques sont placées sous l'autorité des commissions scolaires, organismes dirigés par un conseil de commissaires élus au suffrage universel.

 

L'enseignement secondaire

 

Le secondaire offre une formation générale de cinq ans, divisée en deux cycles. Le premier cycle, qui est d'une durée de trois ans, permet aux élèves de consolider la formation reçue au primaire et de commencer à s'orienter sur le plan professionnel. À partir de la troisième secondaire, la formation générale s'enrichit de matières à option, grâce auxquelles les élèves explorent différentes disciplines (sciences, arts, etc.). Au terme des cinq années du secondaire, les élèves obtiennent un diplôme d'études secondaires (DES) qui leur donne accès aux études collégiales, et non pas directement à l'université. Il est à noter qu'en 1998-1999 le taux d'obtention d'un premier diplôme d'études secondaires s'élève à 83,6 p. 100, jeunes et adultes confondus. Ce taux se compare favorablement à la moyenne de 80 p. 100 constatée dans l'ensemble des pays de l'OCDE.
Le deuxième cycle du secondaire offre également des programmes de formation professionnelle qui conduisent à l'exercice d'un métier. Certains de ces programmes commencent dès la troisième secondaire. Plus de 170 programmes de formation professionnelle, répartis dans 21 secteurs de formation, permettent aux jeunes et aux adultes d'obtenir un diplôme d'études professionnelles (DEP) suivi éventuellement d'une attestation de spécialisation professionnelle (ASP). Après la troisième secondaire, il est également possible d'entreprendre un programme de formation menant à une attestation de formation professionnelle (AFP) habilitant à exercer un métier semi-spécialisé.

 
Des visées précises

 

L'école primaire vise ultimement à permettre à l'élève de participer pleinement à l'évolution de la société en en faisant une citoyenne ou un citoyen à part entière. Pour ce faire, on favorise non seulement l'acquisition de connaissances par l'élève, mais également la maîtrise progressive des compétences qui lui donneront l'occasion de trouver réponse à des questions issues de ses expériences quotidiennes, d'acquérir des valeurs personnelles et sociales et d'adopter des comportements responsables et de plus en plus autonomes.
L'enseignement collégial

 

L'une des particularités du système d'éducation du Québec est le collégial, un ordre d'enseignement qui se situe entre l'éducation obligatoire, constituée du primaire et du secondaire, et les études universitaires.

 

Le Québec compte une cinquantaine de collèges d'enseignement général et professionnel (ou cégeps), qui sont des établissements publics. Il compte également vingt-quatre établissements d'enseignement collégial privés qui, comme les cégeps, dispensent des programmes de formation préuniversitaire de deux ans et des programmes de formation technique de trois ans, conduisant à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales (DEC). Tous ces établissements offrent également des programmes de formation technique de plus courte durée sanctionnés par une attestation d'études collégiales (AEC).

 

Un diplôme d'études collégiales est obligatoire pour l'admission à l'université. Si la formation préuniversitaire y donne accès directement, la formation technique, elle, vise d'abord le marché du travail, mais elle permet aussi d'accéder à l'université à certaines conditions.


Les cégeps sont régis par une loi qui leur est propre et sont administrés par un conseil d'administration composé d'enseignantes et d'enseignants, d'étudiantes et d'étudiants et de différentes personnes issues de la communauté locale.

 

Une formation professionnelle et technique pertinente et efficace

Depuis quelques années, le Québec doit faire face à une demande accrue dans de nombreux métiers, en particulier les métiers spécialisés. C'est pourquoi il accorde une importance particulière à la formation professionnelle et technique. L'élaboration des programmes se fait en collaboration avec le monde du travail, afin d'assurer la pertinence de la formation offerte et d'adapter les programmes aux nouveaux besoins.

 

Il existe au total près de 300 programmes de formation professionnelle et technique, regroupés dans 21 secteurs de formation. Ils sont offerts au secondaire ou au collégial, selon le niveau de complexité du métier auquel ils mènent et les habiletés langagières, mathématiques ou scientifiques qu'ils exigent. Les programmes de la formation professionnelle sont offerts au secondaire, dans des établissements appelés centres de formation professionnelle. Ils préparent à l'exercice de métiers spécialisés ou semi-spécialisés mais, dans certains cas, les titulaires d'un diplôme d'études professionnelles peuvent poursuivre leurs études au collégial. Les programmes de la formation technique se donnent au collégial, dans les cégeps et les établissements privés. Ils mènent à des emplois de techniciens, au terme d'une formation plus longue et aussi plus diversifiée.

Une orientation tout en souplesse

 

Au terme du secondaire, les élèves qui souhaitent poursuivre leurs études font un premier choix d'orientation en s'inscrivant à l'un ou l'autre des programmes d'études techniques ou préuniversitaires offerts par les cégeps. L'expérience montre que ce choix s'affirme ou se précise très souvent pendant les études collégiales. En effet, beaucoup de jeunes vérifient leur choix d'orientation professionnelle au cours de leurs études collégiales, aidés en cela par la coexistence, dans les établissements, d'une vaste gamme de programmes d'études techniques et de programmes préuniversitaires. La possibilité de passer des uns aux autres est aisée.

 

Un rôle économique important

 

Comme ils sont présents dans toutes les régions du Québec et collaborent étroitement avec les représentants des milieux socioéconomiques, les cégeps jouent un rôle dynamique dans le développement économique du Québec. Ainsi, ils ont créé vingt-deux centres collégiaux de transfert de technologie qui effectuent des activités de recherche appliquée et d'aide technique aux entreprises, chacun dans un domaine particulier. Ces centres sont actifs à l'échelle nationale et internationale.


L'enseignement et la recherche universitaires


Le Québec compte neuf établissements universitaires, dont l'Université du Québec, elle-même organisée en un réseau de dix constituantes. Celles-ci sont réparties dans sept régions, ce qui favorise l'accès de l'ensemble des Québécoises et des Québécois aux études universitaires. Les établissements d'enseignement universitaire sont des entités juridiques indépendantes et ils jouissent d'une très grande autonomie.

 

Les universités ont des facultés dans toutes les disciplines ainsi que des écoles professionnelles (hautes études commerciales, génie, etc.). La structure des études universitaires est proche de celle qui a cours en Amérique du Nord en général, à cette exception près que les baccalauréats exigent généralement trois années d'études plutôt que quatre, tenant ainsi compte de l'amorce de spécialisation faite au collégial.

 

L'enseignement universitaire est divisé en trois cycles. Le premier conduit à l'obtention du baccalauréat. Le deuxième cycle correspond à deux années d'études supplémentaires et conduit à l'obtention d'une maîtrise. Le troisième cycle, d'une durée d'environ trois ans, est sanctionné par un doctorat. Divers programmes de premier cycle, comme les certificats d'études universitaires, permettent en outre aux universités d'offrir des formations professionnelles complémentaires. Les droits de scolarité exigés dans les universités québécoises sont parmi les plus faibles en Amérique du Nord.

 
Les taux d'obtention d'un diplôme universitaire du Québec comptent parmi les plus élevés de tous les pays industrialisés. Sur cent personnes d'une même génération, plus du quart (26,6 p. 100) peuvent espérer obtenir un baccalauréat


Agir de concert

 

L'action du gouvernement du Québec en faveur d'une plus grande harmonisation de la formation professionnelle, de la formation technique et du monde du travail est le résultat d'une concertation entre le ministère de l'Éducation, les ministères responsables du travail et de la main-d'oeuvre ainsi que les partenaires du réseau de l'éducation et du monde du travail.


L'accessibilité financière aux études

 

Pour que le manque d'argent ne soit pas un obstacle aux études, le ministère de l'Éducation du Québec s'est donné un programme d'aide financière. Celui-ci permet, chaque année, à environ 140 000 personnes de poursuivre des études secondaires en formation professionnelle ou des études postsecondaires. Ce programme, l'un des plus avantageux au Canada, et même en Amérique du Nord, n'est toutefois accessible qu'aux résidentes et résidents du Québec inscrits à temps plein dans des établissements reconnus.

 

Une formation continue accessible

 

L'éducation des adultes, vue dans une perspective de formation continue, est fortement développée au Québec. Elle permet aux adultes de compléter tout autant leur formation de base primaire ou secondaire que de suivre des programmes d'enseignement collégial ou universitaire. À une époque où le savoir évolue rapidement, la formation continue permet aussi de remettre à jour des compétences techniques ou technologiques ou de s'initier à de nouvelles disciplines et d'acquérir des compétences professionnelles. Elle contribue également à répondre à divers besoins personnels en matière de culture et de promotion sociale. Grâce à l'accessibilité de la formation continue, l'éducation est devenue une composante de la vie des Québécois et des Québécoises tout au long de leur existence.

 

Des services de francisation et d'alphabétisation sont aussi offerts à la population en général, soit par les établissements d'enseignement, soit par des groupes populaires qui reçoivent un financement public.

 

Les orientations et les priorités gouvernementales en éducation

 

Pour les prochaines années, les priorités du gouvernement du Québec en matière d'éducation sont les suivantes :

 
  • accroître la réussite scolaire en visant la réalisation d'un maximum d'apprentissages et la persévérance jusqu'au diplôme;
  • assurer la pertinence, la cohérence et l'efficacité des programmes d'études pour tenir compte des réalités d'aujourd'hui et pour mieux répondre aux besoins du marché du travail;
  • qualifier chacune et chacun selon ses aptitudes en vue de son insertion professionnelle;
  • rehausser le niveau d'excellence des universités québécoises sur les plans de la formation, du savoir et de la gestion.

 

Par ailleurs, le gouvernement du Québec a modifié la Loi sur l'instruction publique en vue de donner plus de pouvoirs et d'autonomie aux établissements du primaire et du secondaire, notamment par la création d'un conseil d'établissement. Cet organisme, auquel siègent un nombre égal de parents et de membres du personnel scolaire, est maintenant un partenaire privilégié de la direction de l'école, laquelle dispose dorénavant de pouvoirs accrus en matière de choix pédagogiques et budgétaires.


Le ministère de l'Éducation du Québec a également entrepris une grande réforme des programmes qui mise principalement sur un renforcement des matières de base, un rehaussement du contenu culturel des disciplines enseignées, ainsi qu'une participation plus active de l'élève à ses propres apprentissages.

 

Enfin, le ministère de l'Éducation a récemment instauré dans tout le réseau scolaire du Québec un mécanisme de planification stratégique axé sur la détermination de moyens concrets d'améliorer encore la qualité de l'école québécoise et de favoriser la réussite du plus grand nombre d'élèves.

 

À la grandeur du Québec

 

Certains programmes de formation technique et universitaire sont offerts exclusivement à l'extérieur des grands centres pour utiliser au maximum le potentiel des régions. C'est le cas notamment des programmes de transformation des produits de la mer et d'exploration et production des ressources marines, offerts par le cégep de la Gaspésie et des Îles, sur les rives du golfe du Saint-Laurent, ou encore du programme de technologie du meuble et du bois ouvré offert par le cégep de Victoriaville, dans la région dite des Bois-Francs. L'Université du Québec, pour sa part, a établi dans la plupart des régions du Québec des unités correspondant aux dominantes de leur profil économique respectif, notamment l'océanographie à Rimouski, les pâtes et papiers à Trois-Rivières et les mines à Rouyn-Noranda.

 

Le monde comme horizon

 

À un moment de l'histoire où la construction du village planétaire s'accélère sans cesse, l'éveil à d'autres cultures et la connaissance des autres pays est un élément essentiel de l'éducation des citoyens et citoyennes. C'est pourquoi les écoles primaires et secondaires du Québec mettent l'accent sur une éducation interculturelle et une éducation à la citoyenneté qui s'appuient sur la grande diversité des origines géographiques, des langues maternelles et des enracinements culturels des élèves qui les fréquentent.

 

Dans ce contexte, l'augmentation de la mobilité étudiante et des échanges axés notamment sur l'apprentissage des langues, est devenue une priorité du gouvernement du Québec, qui soutient les établissements d'enseignement dans leurs efforts d'internationalisation. Ainsi, il existe plusieurs programmes qui permettent aux étudiants et étudiantes du Québec de poursuivre leurs études à l'extérieur et, inversement, à ceux et celles de l'extérieur de venir étudier au Québec. Le milieu universitaire est particulièrement actif à cet égard, et de nombreux protocoles d'entente ont été conclus entre les établissements québécois et leurs vis-à-vis de tous les continents. Les universités québécoises accueillent annuellement plus de 14 000 étudiantes et étudiants de l'étranger et plus de 11 000 des autres provinces canadiennes.

 

Les établissements d'enseignement collégial reçoivent également des étudiantes et étudiants d'autres pays. Plusieurs d'entre eux sont particulièrement actifs à l'étranger dans le domaine de la formation technique, notamment en Amérique du Sud et en Afrique du Nord. Enfin, le ministère de l'Éducation réalise également de nombreuses activités internationales, soit par l'intermédiaire d'ententes bilatérales de coopération, soit en participant à des travaux et à des forums d'organisations internationales, notamment de la Francophonie.
L'éducation, un enjeu fondamental de l'avenir collectif des citoyens du Québec

 

La grande diversité qu'offre le système d'éducation du Québec et la qualité de celui-ci sont des atouts précieux pour une société qui veut s'ouvrir sur le monde, dans des rapports de respect, de coopération et d'échanges dynamiques. Le Québec d'aujourd'hui a un excellent système d'éducation et l'un des meilleurs taux de scolarisation et de diplomation au sein de l'OCDE. Les jeunes du Québec font très bonne figure aux épreuves internationales de mathématiques et de sciences notamment, leurs résultats se situant systématiquement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE et de la moyenne canadienne. Bien que ces résultats soient très encourageants, le Québec a l'ambition et la volonté de relever de nouveaux défis qui rehausseront encore le niveau de son éducation. Pour en savoir davantage sur l'éducation au Québec, veuillez vous adresser au :

 


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ou visitez le site Internet www.meq.gouv.qc.ca

 

Source : ministère de l'Éducation
http://www.meq.gouv.qc.ca/daic/pdf/educqcfra.pdf

 


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